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La mise à  niveau du littoral du Grand Casablanca démarre en 2015

Elle porte sur la réhabilitation de l’esplanade d’El Hank, des zones de Aïn-Sebaà¢, Dar Bouà¢zza et Mohammédia. Le projet nécessite une enveloppe de 700 MDH. L’objectif est d’ouvrir le bord de mer aux Casablancais.

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Le plan de mise à niveau du littoral de la région du Grand Casablanca sera bientôt prêt. Annoncé depuis 2005, ce projet est sorti récemment des tiroirs du Conseil de la ville, lors de la signature des dix conventions des projets prioritaires inscrits dans le cadre du programme de développement du Grand Casablanca. La réalisation de ce chantier structurant nécessitera un budget de 700 MDH, qui sera financé à hauteur de 450 millions par la Direction générale des collectivités locales. La Commune urbaine de Casablanca versera 100 MDH et les communes urbaines de Mohammédia et de Dar Bouâzza 40 millions chacune. Le reste sera financé par le Conseil provincial de Nouacer et celui de Mohammédia. Le suivi des travaux de réalisation sera confié à Casa Aménagement.
Le programme porte sur cinq zones principales. La première s’étale de Oued Merzeg à Dar Bouâzza, et la deuxième va de l’hôtel Suisse jusqu’au Morocco Mall. «Les études relatives à ces deux zones sont déjà lancées. Les travaux de réhabilitation, auxquels le Conseil de la ville a consacré une somme de 200 MDH, démarreront à partir de début 2015», explique le chargé du projet au sein de la wilaya. La troisième étape concernera la réhabilitation de l’esplanade d’El Hank qui s’étend sur une superficie de 13 hectares, avec un budget total de 200 MDH.

Un front de mer ouvert à tous

En 2016, Casa Aménagement devrait se pencher sur la rénovation de la corniche de Mohammédia. Un chantier auquel la ville a réservé un budget de 200 MDH.

Enfin, pour le secteur de Aïn-Sebaâ-Sidi Bernoussi, l’ambition est de reconquérir en partie le front de mer au profit des résidents. La route côtière deviendrait alors un boulevard urbain bordé d’arbres, avec vues et accès sur la mer. Pour ce secteur, les travaux ne commenceront qu’en 2017. La raison ? «Ce projet est tributaire de l’achèvement de la desserte du port du côté de Zénata en 2015 et la fin des travaux de construction de la station d’épuration en 2016», ajoute notre source précisant  que «cette dernière zone nécessite un investissement de 100 MDH et sera prête en 2020, quelles que soient les contraintes». En effet, la ville est décidée à ouvrir le bord de mer à tous les Casablancais, surtout à ceux qui ne peuvent sortir de la ville, faute de moyens. Cependant, cette ambition de libre accès à la côte dépendra des recommandations des études. En d’autres termes, ce projet pourrait être abandonné au cas où les études préconisent la cession ou la concession des terrains au secteur privé pour la réalisation de projets balnéaires.