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Affaires

Banque mondiale-FMI : le Maroc appelle à renforcer le financement privé du développement

À l’occasion de la 114e réunion du Comité de développement de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, tenue à Bangkok, le Maroc a défendu une mobilisation renforcée des capitaux privés pour soutenir la croissance et l’emploi.

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Le Maroc a appelé à intensifier la mobilisation des financements privés au service du développement économique, lors de la 114e réunion du Comité de développement, instance conjointe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), organisée à Bangkok en marge des Assemblées annuelles des deux institutions, du 12 au 18 octobre.

Intervenant au nom d’un groupe de huit pays comprenant également la Libye, le Ghana, l’Iran, l’Algérie, le Pakistan, l’Afghanistan et la Tunisie, le Royaume a mis en avant la nécessité de renforcer les instruments financiers susceptibles d’orienter davantage de capitaux vers les économies en développement.

Cette position commune repose notamment sur l’amélioration des dispositifs de garantie et de partage des risques, le développement des marchés de capitaux locaux et la facilitation de l’accès au financement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME).

L’objectif est de créer des conditions plus favorables à l’investissement privé, tout en répondant aux besoins de financement des entreprises et des économies confrontées à des contraintes structurelles.

Les capitaux privés au service de la croissance et de l’emploi

Dans son intervention, le Maroc a salué les efforts engagés par la Banque mondiale pour attirer les investissements privés et soutenir la création d’emplois, tout en appelant à accélérer la mise en œuvre de l’approche de l’institution articulée autour de trois piliers.

Le groupe de pays représenté par le Royaume a particulièrement insisté sur l’importance des mécanismes de réduction des risques, considérés comme des leviers pour encourager les investisseurs privés à financer des projets de développement.

Le renforcement des marchés financiers nationaux figure également parmi les priorités défendues. Leur développement pourrait contribuer à diversifier les sources de financement, à réduire la dépendance aux ressources extérieures et à améliorer les capacités de mobilisation de l’épargne locale.

Une attention particulière a été accordée aux micro, petites et moyennes entreprises, dont l’accès aux ressources financières demeure un enjeu central pour le développement du tissu productif et la création d’emplois.

Une meilleure prise en compte des besoins des pays en développement

Au-delà de la mobilisation des capitaux, le Maroc a également souligné le potentiel économique des métaux et des minerais comme moteurs de croissance et de développement.

Le Royaume a, par ailleurs, appelé à une adaptation des instruments de financement aux réalités des pays fragiles et des petits États, dont les besoins et les capacités économiques nécessitent des réponses spécifiques.

Dans cette perspective, le groupe a plaidé pour une meilleure coordination opérationnelle des interventions de la Banque mondiale, afin de renforcer leur efficacité et leur adéquation avec les priorités nationales de développement.

La question de la gouvernance des institutions financières internationales a également occupé une place importante dans cette intervention.

Le Maroc a ainsi défendu un renforcement de la voix et de la représentation des pays en développement au sein des instances décisionnelles de la Banque mondiale, afin de mieux intégrer leurs préoccupations dans la définition des orientations stratégiques de l’institution.

Cette prise de position collective traduit la volonté des huit pays représentés de contribuer aux réflexions internationales sur l’évolution des mécanismes de financement du développement et sur la nécessité d’une croissance plus inclusive.

Réuni à l’occasion des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI, le Comité de développement constitue une plateforme de concertation stratégique chargée de conseiller les Conseils des gouverneurs des deux institutions sur les grandes questions économiques et financières internationales.

Ses travaux portent notamment sur la réduction de la pauvreté, le financement du développement, la lutte contre le changement climatique et la promotion de politiques favorisant une croissance durable et inclusive.