Placements : les rendements s’effritent au premier semestre
15 juillet 2017
Loubna Chihab (179 articles)
0 Commentaire
Partager

Placements : les rendements s’effritent au premier semestre

La Bourse a progressé à un rythme moins soutenu qu’attendu. Les taux des bons du Trésor se sont relativement stabilisés à des niveaux bas. Les produits bancaires rapportent de moins en moins.

Le bilan des placements financiers au premier semestre est pour le moins mitigé, faisant état d’une hausse moins forte que prévu sur le marché boursier et des taux toujours bas sur le marché obligataire.

En effet, la Bourse a poursuivi son évolution positive entamée en 2016. Une hausse certes bien accueillie mais accompagnée d’une pointe de déception car les opérateurs tablaient sur une poursuite du même rythme d’évolution qu’au cours de la deuxième moitié de 2016. Quoi qu’il en soit, le MASI a réalisé une performance de 3,2% à fin juin, portée par l’évolution positive des cours de 49 valeurs (contre 51 valeurs au 1er semestre 2016), notamment Alliances dont le cours a crû de plus de 85%, compte tenu des très bons résultats annuels qu’elle a réalisés à fin 2016. A contrario, 23 sociétés ont accusé des baisses de leurs cours. On cite notamment Afric Industries (-18,07%) ou encore LafargeHolcilm Maroc (-14,69%) qui a lourdement été sanctionnée suite à son annonce d’un dividende moins généreux qu’attendu par le marché.

Suivant la même tendance haussière, les OPCVM actions ont même surperformé le marché boursier en affichant un rendement moyen de 7,84%. D’ailleurs, les 67 fonds ouverts au public ont affiché des hausses allant jusqu’à 51,82%, et c’est le fonds RMA Performance de RMA Asset Management qui a réalisé cette performance. Pour leur part, les fonds diversifiés ont dégagé un rendement moyen de 3,39%, en baisse par rapport aux 5,63% réalisés à la même période en 2016.

S’agissant des bons du Trésor, ils ont emprunté différentes trajectoires selon les maturités, mais globalement la courbe des taux est restée stable, conformément aux prévisions des analystes. Dans ces conditions, le rendement a varié de 2,08 % pour les maturités courtes à 4,44% pour les maturités longues (contre 1,88% et 4,92% respectivement au 1er semestre 2016). Ce rythme devrait se maintenir d’ici la fin de l’année selon les projections. Pour leur part, les OPCVM obligations moyen et long terme ont proposé un rendement moyen de 0,97% au titre du 1er semestre, contre une performance moyenne de 3,6% à la même période de l’année précédente. A noter que les rendements de cette catégorie d’actifs ont chuté, sur ces dernières années, sachant qu’ils dépassaient 10% en 2014.

Indexés sur les taux des bons du Trésor, les comptes sur carnet et le livret de la Caisse d’épargne nationale ont suivi deux trajectoires différentes. Rappelons que la rémunération du premier est indexée sur le taux des BDT ayant pour maturité 52 semaines (diminué de 50 points de base) au moment où elle est fixée sur la base des taux sur 5 ans pour les seconds (avec 200 pbs en moins). Ces produits de placement ont ainsi rapporté, respectivement, 1,81% et 1,26%, en hausse de 15 pb pour la 1ère catégorie et en baisse de 21 points de base pour la seconde. Pour leur part, les dépôts à terme dont le taux est librement fixé par les banques, ont servi, à fin avril (dernière donnée disponible auprès de BAM), une rémunération moyenne de 2,77% pour les comptes bloqués sur 6 mois et de 3,02% pour ceux à maturité 12 mois (contre 3,33% et 3,56%, respectivement à la même période de 2016).

Par ailleurs, les fonds obligations court terme et monétaires ont affiché des rendements moyens respectifs de 0,98% et 1,16% (contre -1% et -7,4% au 1er semestre 2016).

Commentaires

0 Commentaire Soyez le premier à donner votre avis

Commentez cet article

Your data will be safe! Your e-mail address will not be published. Also other data will not be shared with third person. Required fields marked as *