Les émissions de titres de créances négociables chutent de 21% à fin septembre
22 décembre 2016
Larbi Chafik (27 articles)
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Les émissions de titres de créances négociables chutent de 21% à fin septembre

Seuls les certificats de dépôt des banques se maintiennent en hausse. Le marché compte de moins en moins d’émetteurs. L’encours des TCN en recul de 13,5%, à 55 milliards de DH.

Le marché des titres de créances négociables se porte de moins en moins bien. Selon les dernières statistiques disponibles auprès de Bank Al-Maghrib, les émissions de TCN à fin septembre ont totalisé 25,49 milliards de DH, en baisse de 21% par rapport à la même période de l’année dernière. A l’exception des certificats de dépôt émis par les banques, toutes les catégories de titres sont en recul. Les bons des sociétés de financement sont en retrait de 31,6%, à 2,8 milliards de DH, et les billets de trésorerie ont chuté à 2,4 milliards de DH alors qu’ils atteignaient 11,4 milliards une année auparavant. En face, les certificats de dépôts continuent sur leur tendance haussière en augmentant de 21%, à 20,2 milliards de DH.

Sur ce dernier compartiment, six banques ont levé des fonds sur les neuf premiers mois de l’année. Il s’agit de BMCE Bank (5,8 milliards), Attijariwafa bank (4,18 milliards), Société Générale (4 milliards), BMCI (2,9 milliards), Crédit Agricole du Maroc (2,4 milliards), et CIH (700 MDH). Une année auparavant, on comptait, en plus de ces établissements, le Fonds d’équipement communal et Casablanca Finance Market qui ont émis plus de 1,4 milliard de DH de certificats. Les OPCVM ont souscrit pour plus de 60% des titres émis (12,8 milliards de DH), suivis des établissements de crédit et la CDG (5,7 milliards de DH), des particuliers (1,4 MDH), et enfin les assurances et organismes de prévoyance à hauteur de 173,9 MDH. Le gros des levées a été fait à court terme avec des taux en légère baisse, variant de 2,37% pour la maturité comprise entre 93 et 182 jours à 3,08% pour celle qui dépasse les 5 ans.

Pour les billets de trésorerie, ce sont Alliances Darna (1,59 milliard de DH), Addoha (376,8 MDH), Oulmès (210 MDH), Résidences Dar Saada (160 MDH), Jet Contractors et Dyar Al Mansour (50 MDH chacune) qui ont été actives sur les neuf premiers mois de l’année. En 2015, on comptait en plus de ces sociétés Mutandis, Valyans Consulting, mais surtout Maghreb Steel qui avait levé 6,8 milliards de DH. Ce sont les OPCVM (2,2 milliards de DH) qui ont ramassé le gros des billets de trésorerie, suivis des établissements de crédit (80 MDH),  des compagnies d’assurance et de prévoyance sociale (75MDH) et des entreprises non financières (65 MDH). La plupart des émissions ont porté sur des durées de 32 jours à 182 jours, assorties de taux variant de 3,7% à 5,2%. Notons qu’à la même période en 2015, les taux pour cette même maturité variaient de 3,9% à 5,18%.

Quant aux bons de sociétés de financement, ils ont été émis par six établissements, à savoir Maghrebail (1 milliard de DH), Eqdom (700 MDH), Sofac (347 MDH), Salafin (310 MDH) Taslif (280 MDH) et RCI Finance (180 MDH). Les OPCVM ont souscrit plus de la moitié des bons (1,9 milliard de DH), les établissements de crédit (694,1 MDH) et les compagnies d’assurance et de prévoyance sociale (138,8MDH) ont couvert le reste.

Dans ces conditions, l’encours global des titres de créances négociables a chuté de 13,5%, à près de 55,2 milliards de DH. Il est principalement constitué des certificats de dépôts dont le poids est de plus de 74,8% et dont l’encours a reculé de 8,5%, à 41 milliards de DH par rapport à l’année dernière. Les bons de sociétés de financement pèsent pour leur part 22,2%, avec un encours de 12,2 milliards de DH, en baisse de 13%. Quant aux billets de trésorerie, leur encours a chuté de plus de la moitié, passant de 3,4 à 1,6 milliard de DH.

L’encours des certificats de dépôts est composé des titres de quasiment toutes les principales banques de la place. C’est Attijariwafa bank qui dispose du plus grand stock avec près de 7,8 milliards de DH, suivie de BMCE Bank avec 7,3 milliards de DH, Crédit Agricole (5,8 milliards de DH), CIH Bank avec 5,15 milliards, le FEC (4,4 milliards), SGMB (4 milliards), BMCI (3,9 milliards de DH), Crédit du Maroc (2,4 milliards), CDG Capital (328 MDH) et CFG Group (150 MDH). Le gros est souscrit par les OPCVM à hauteur de 70% et les établissements de crédit avec 21% du montant global. Les particuliers détiennent une part de 5,7% et les assurances et les organismes de prévoyance 3,3%.

L’encours des billets de trésorerie est, lui, constitué des titres d’Alliances Darna (973 MDH), Addoha (297,5 MDH), Oulmès (130 MDH), Résidences Dar Saada (80 MDH), Dyar Al Mansour (70 MDH), Jet Contractors (50 MDH), Valyans Consulting (40 MDH) et Mutandis (20 MDH). Là aussi les gros souscripteurs sont les OPCVM avec un poids de plus de 85%, suivis de loin des établissements de crédit, des particuliers, des entreprises non financières, des assurances et organismes de prévoyance.

Enfin, l’encours des bons de sociétés de financement compte principalement les gros du secteur, notamment Eqdom (3,2 milliards de DH), Wafasalaf (2,07 milliards), Wafabail (1,7 milliards) et Salafin (1,18 milliard). Ce sont toujours les OPCVM qui arrivent en tête des investisseurs (78%), suivis des établissements de crédit et des assurances et organismes de prévoyance.

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