La couverture contre les risques de change s’impose pour les laboratoires pharmaceutiques
5 janvier 2017
Lavieeco (23822 articles)
0 Commentaire
Partager

La couverture contre les risques de change s’impose pour les laboratoires pharmaceutiques

Les variations de change ont coûté jusqu’à 15% du résultat de certains laboratoires en 2015. L’évolution du régime de change marocain et l’internationalisation du secteur pharmaceutique impliquent de plus grands risques pour la profession. Les banques proposent plusieurs solutions de couverture.

BMCE Capital Markets et l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (l’AMIP) ont réuni, la semaine dernière, les professionnels du secteur pour débattre du thème : «L’industrie pharmaceutique face à l’évolution du marché de change marocain». Un sujet d’actualité car le secteur évolue dans un contexte fortement exposé au risque de change, compte tenu des niveaux de ses approvisionnements en matières premières. Cette exposition aux variations de change a coûté jusqu’à 15% du résultat de certains laboratoires pharmaceutiques en 2015, affirme Ayman Cheikh-Lahlou, président de l’AMIP. En parallèle, l’industrie a affiché, depuis quelques années, une forte hausse de ses exportations, qui représentent désormais 10% de son chiffre d’affaires, en faveur de l’Afrique subsaharienne, des pays européens et ceux du Golfe. Et elle table sur la conquête de nouveaux marchés. Rappelons à ce titre que l’AMIP a signé en juin dernier une convention de partenariat avec les pharmaciens de l’Afrique de l’Est -à travers les institutions de la profession pharmaceutique qui les représentent (IOPA, ISPHARMA, ACAME)- dans l’objectif de donner à l’industrie pharmaceutique marocaine une dimension panafricaine à travers une intensification des échanges commerciaux. De plus, l’industrie entame une implantation de plusieurs unités de production en Afrique de l’Ouest. Des projets ambitieux qui devraient permettre au secteur de porter ses exportations à 40% de son chiffre d’affaires afin de rééquilibrer une balance commerciale sectorielle lourdement déficitaire (5 milliards de DH).

Se couvrir contre les risques de change revêt donc actuellement un caractère obligatoire et incessant pour l’industrie. Surtout que le régime de change marocain devrait connaître des ajustements majeurs au deuxième semestre 2017. Certes, les autorités marocaines écartent toute dévaluation du dirham dans les conditions actuelles, mais n’empêche que la monnaie nationale devrait évoluer dans un marché encore plus volatil.

Dans ce sillage, BMCE Capital s’est associé à d’autres compétences du marché pour apporter l’éclairage nécessaire aux opérateurs du marché pharmaceutique marocain afin de se prémunir contre les aléas du marché. Aujourd’hui, les banques proposent un panel d’instruments dédiés à la couverture contre les risques de change, ajustables selon les besoins de l’entreprise. Les couvertures à terme sont généralement simples à mettre en place et faciles à gérer pour l’entreprise. Cette dernière a également le choix entre des contrats optionnels ou un mix des différents produits existants.

Commentaires

0 Commentaire Soyez le premier à donner votre avis

Commentez cet article

Your data will be safe! Your e-mail address will not be published. Also other data will not be shared with third person. Required fields marked as *