Etre salarié et free-lancer en ligne séduit du monde
17 novembre 2017
Loubna Chihab (185 articles)
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Etre salarié et free-lancer en ligne séduit du monde

Plusieurs plateformes internationales sont accessibles à partir du Maroc. Toutes les compétences sont prisées : rédaction, marketing, finance… Les plateformes en ligne veillent à sauvegarder les intérêts des free-lances et des donneurs d’ordre.

Exercer une activité indépendante tout en occupant un poste de salarié est la grande tendance du moment. En effet, beaucoup de cadres marocains choisissent de nos jours de travailler en tant que free-lancers en ligne. Il faut dire que cette option présente plusieurs avantages : arrondir ses fins de mois, profiter de la sécurité et la stabilité de son emploi salarié tout en ayant la liberté du free-lance ou encore avoir la possibilité de travailler sur des projets qui correspondent à ses aspirations et qui donnent la possibilité de développer ses compétences. Bref, une vraie clé d’épanouissement… qui rapporte.

Etre free-lance en ligne est tout simplement offrir ses services à distance, un concept qu’Internet a beaucoup facilité grâce à la présence de sites et de plateformes qui ont su regrouper l’offre et la demande. Il existe d’ailleurs une multitude de plateformes internationales dont les plus connues sont freelancer.com (dont la version marocaine est free-lancer.ma) upwork.com, Odesk, Elance, etc. Ces plateformes en ligne connectent des centaines de millions de free-lances à des employeurs à échelle mondiale. Développer un logiciel du Maroc pour le compte d’un client russe, ou encore rédiger un article en anglais pour un employeur japonais n’a plus rien d’exotique aujourd’hui. Tous les domaines et toutes les compétences sont prisés dans les quatre coins du monde : de la rédaction à la saisie de données, le design ou l’ingénierie, en passant par la finance, la vente, le marketing, ou encore la comptabilité et les services juridiques.

Pour peu que les personnes aient les compétences requises, l’accès au monde du free-lance est simple et ouvert à tout le monde. Il suffit pour le salarié d’opter pour la ou les plateformes qui l’intéressent et créer gratuitement un compte en ligne sur le site. Pour être référencé comme free-lancer, l’utilisateur devra remplir un formulaire où il devra renseigner son nom, prénom, insérer son cv et sa photo, son tarif journalier, ainsi que d’énumérer les compétences et la nature des missions susceptibles de l’intéresser. Il s’engage par ailleurs à ne pas publier ses coordonnées personnelles ou professionnelles par message ou dans des champs inappropriés en vue de les divulguer. Il s’engage également à réaliser toutes les déclarations et formalités nécessaires une fois son activité sur le site en question, ainsi qu’à satisfaire à toutes ses obligations légales, sociales, administratives et fiscales qui lui incombent le cas échéant en application du droit marocain et/ou de la législation étrangère dont il dépend, dans le cadre de son activité et de l’utilisation des services (voir encadré).

Un fonctionnement simple

Une fois donc inscrit, il pourra bénéficier des services du site qui comprennent notamment une mise en relation facilitée avec les recruteurs, une mise à disposition d’outils de communication et de suivi, ainsi qu’une prestation de résolution de litiges en cas de besoin.

Le fonctionnement des plateformes est facile : le recruteur publie une mission décrivant les besoins et les modalités de réalisation du travail. Les free-lancers envoient leurs devis en fonction du budget mentionné dans l’offre de mission publiée. L’employeur contacte les candidats à la mission par téléphone, par e-mail ou par messagerie interne afin d’appuyer son choix. Une fois les propositions étudiées et comparées, il devra choisir celle qui correspond à ses besoins. Et par la suite choisir, s’il le souhaite, de bénéficier d’un service de protection offert par le site en ligne. On entend par mission sans protection, une collaboration entre le free-lancer et le recruteur en dehors du site, qui ne perçoit aucune commission sur le montant total à payer au free-lancer. En revanche, la mission avec protection ou paiement par étape suppose qu’après un accord entre les deux parties sur les modalités de la mission, le recruteur envoie au site le montant total à payer au free-lancer. Ce montant est bloqué pour garantir le paiement de ce dernier à la livraison et ne sera débloqué que si les modalités de la mission sont dûment remplies. Le freelancer est contacté par la société (le site en ligne) dès que le montant à payer est bloqué pour commencer le travail. Une fois la mission réalisée dans des conditions favorables, la société débloque le montant à payer pour rémunérer le travailleur et lui demande une facture. Le montant versé est diminué des frais facturés par la plateforme. Les frais en question différent d’un site à l’autre, et dépendent aussi de la nature de la mission et des fois même de la région où est installé le free-lancer. Par exemple, certains sites perçoivent une commission de 20% pour une mission fixe et de 10% pour les projets horaires.

Que ce soit sur des sites étrangers ou locaux, les fonds sont virés directement sur le compte personnel du free-lancer qu’il détient sur la plateforme. Et qu’il pourra par la suite retirer à la passerelle de paiement de son choix : Express Retrait, PayPal, Moneybookers, virement bancaire, etc.

Plusieurs modes de résolution de litiges

Par ailleurs, à la fin de chaque mission réalisée, le recruteur est tenu d’évaluer la prestation de son collaborateur afin de valider la mission. Cette évaluation se compose notamment de multiples notes portant sur la communication, la qualité de la prestation, etc, ainsi que d’un bref commentaire qui apparaît sur la page profil du free-lancer. Les évaluations permettent de donner des indications relatives à la qualité de la prestation effectuée, aux compétences mises en œuvre dans le cadre de la mission et à la satisfaction finale du client. Pour le free-lancer, le nombre d’évaluations lui permet de bénéficier d’un meilleur référencement sur le site, en fonction des critères choisis par les recruteurs et de faire ainsi remonter son profil dans les résultats de recherche. A noter que les recruteurs ont également la possibilité de se faire recommander par les free-lancers avec qui ils ont collaboré.

Si la mission ne se passe pas dans de bonnes conditions, donnant lieu à un litige entre les deux parties, quelques solutions s’offrent à eux. A savoir une résolution du litige par consentement mutuel : dans l’hypothèse où la mission serait annulée d’un commun accord (que ce soit à la demande du recruteur ou du free-lancer), la société remboursera au recruteur, en quelques jours, le montant de la mission arrêtée ; une résolution du litige à l’amiable : dans l’hypothèse d’un désaccord entre les deux parties sur la qualité de la prestation, le champ, les modalités, ou le stade de finition de la mission, ceux-ci s’engagent à en informer le site par le biais du Centre de support et à faire leurs meilleurs efforts pour discuter et trouver une solution à l’amiable dans un délai de quelques jours. La société pourra intervenir pour tenter de proposer une solution aux parties. En cas de litige non résolu, la société remboursera au recruteur le montant de la mission. Par la suite, les parties prenantes seront invitées à résoudre le litige librement auprès des autorités compétentes.

Le free-lance est un travailleur indépendant. Cela implique une absence de lien de subordination juridique permanente à l’égard du donneur d’ordre. Plus concrètement, le free-lance émet une facture pour une prestation fournie, donc aucun lien avec un contrat de travail. Concernant l’aspect juridique et fiscal, le free-lance doit déclarer son activité auprès des administrations concernées. Il peut choisir entre plusieurs statuts juridiques: SARL, patente personne physique ou auto-entrepreneur. La patente personne physique est la plus fréquente, car elle a l’avantage d’être très simple à mettre en place, dans la mesure où il n’y a pas de notion de capital social, de dénomination ou de siège social. Elle est également moins coûteuse que la SARL à associé unique et plus facile à gérer en termes de comptabilité, de fiscalité et de formalisme juridique. Par ailleurs, pour bénéficier du statut d’auto-entrepreneur, le chiffre d’affaires annuel doit être inférieur à 200 000 DH.

Comme expliqué dans l’article, le mode de paiement dépend de la nature de la mission. Pour les projets horaires, par exemple, les paiements sont effectués via des factures, générés automatiquement pour les heures de travail effectuées. Pour ce genre de missions facturées à l’heure, les employés indépendants ont l’obligation de télécharger sur le site un logiciel de suivi qui sera un moyen de communication entre eux et leurs recruteurs. En effet, l’application permettra facilement aux employeurs de suivre toutes les étapes d’avancement des collaborateurs dans le projet. Elle assure également le suivi des heures de travail, prend des captures d’écran, gère le partage de fichiers entre les deux parties, etc. Concernant la rémunération, elle se fait par étape d’avancement sur une base hebdomadaire.

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