Bourse de Casablanca : les PME vont payer moins de commissions à partir de 2018
12 décembre 2017
Loubna Chihab (245 articles)
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Bourse de Casablanca : les PME vont payer moins de commissions à partir de 2018

La grille tarifaire se veut désormais plus équitable. Les commissions de séjour annuelles et celles des OST ne représentent que 3,5% des revenus de la bourse.

La Bourse de Casablanca a annoncé la semaine dernière un réaménagement de sa grille tarifaire, une première depuis 2008. Un réajustement qui concerne précisément les commissions de séjour annuelles et certaines Opérations sur titres (OST). Cette refonte tarifaire, applicable à partir du 1er janvier 2018, émane d’une volonté de la place boursière casablancaise de s’aligner sur les standards internationaux et les best practices appliqués par des bourses comparables de la zone MENA et en Afrique. En effet, il faut préciser que la nouvelle grille tarifaire est basée sur un Benchmark composé de 16 bourses comparables dans la zone MENA et en Afrique. Le deuxième objectif de la refonte serait de tarifer les services qui ne le sont pas par la Bourse de Casablanca afin de rationaliser le système pour obtenir plus d’homogénéité vis-à-vis de l’offre de services. Enfin, cette démarche a également pour but d’accompagner les émetteurs mais également de les différencier en fonction de leur taille.

Ainsi, la nouvelle tarification du séjour, qui jusqu’à aujourd’hui se basait sur le capital social, sera désormais corrélée à la capitalisation boursière annuelle moyenne des entreprises. L’adoption de nouvelles tranches tarifaires permettra aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) de bénéficier d’une baisse significative sur les commissions de séjour. «Cette tarification se veut plus équitable, dans la mesure où la bourse tient désormais compte de la taille de l’entreprise et non pas du capital social comme auparavant», explique Ahmed Arharbi, directeur des opérations marché à la Bourse de Casablanca.

En parallèle, les grandes entreprises devront payer des commissions un peu plus élevés que par le passé, ce qui n’est pas forcément rédhibitoire comme tient à le préciser le DG de la Bourse de Casablanca, Karim Hajji : «Même avec cette nouvelle tarification, nous ne sommes qu’à 3,5% de l’ensemble des revenus de la bourse, sachant que l’essentiel des revenus d’une bourse plus développée vient justement de sa grille tarifaire».

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