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Des plages de sable fin, des déserts infinis, une histoire unique et des richesses naturelles indéniables… La région de Laâyoune-Sakia El Hamra dispose d’un gros potentiel touristique, mais semble délaissée par les professionnels.

L’opération nationale de régularisation n’a pas donné les résultats escomptés, mais quelques villes touristiques poursuivent le travail. A Marrakech, près de 280 maisons d’hôtes sont sorties de l’informel depuis 2015. Les résultats sont faibles à Rabat et Fès. Des pourparlers sont en cours entre l’Exécutif et Airbnb pour régler le problème du parc locatif des particuliers.

Le secteur du tourisme marocain a enregistré une année « exceptionnelle » en 2017 avec une forte croissance du nombre d’arrivées de touristes non-résidents, des nuitées dans les EHTC et des recettes en devises, indique le ministère du Tourisme, du Transport aérien, de l’Artisanat et de l’Economie sociale.

L’essentiel de l’activité porte sur la chirurgie esthétique et la prise en charge de patients de l’Afrique subsaharienne. La capacité litière et le nombre de structures sont insuffisants. L’Etat n’a pas encore défini une stratégie claire pour encourager les investissements.

D’après la délégation du tourisme de Guelmim-Oued Noun, la capacité litière classée de la région est actuellement limitée à 1 723 lits. Par province, on retrouve 888 lits à Guelmim, 454 à Tan-Tan, 361 à Sidi Ifni et 20 à Assa Zag.

Une façade maritime de 400km, des dunes de sable à perte de vue, une histoire millénaire autour des ksours, du commerce caravanier et des zaouïas, un patrimoine rupestre datant de 3 000 ans… La région a tout pour plaire.

Suite à l’arrivée du nouveau gouvernement, la Confédération nationale du tourisme (CNT) a élaboré une étude pour contribuer à la refonte de la Vision 2020 et réaliser des projections sur 2025 et 2030.

Un projet touristique d’un genre nouveau devrait voir le jour dans les prochaines années. Nommé «Maroc Vacances», il s’étendra sur 20 villes dont Casablanca, Marrakech, Agadir, El Jadida… et portera sur 20 thématiques différentes.

En dépassant la barre des deux millions en arrivées et de sept millions en nuitées en 2017, la ville de Marrakech confirme son statut de locomotive du tourisme national.

La capacité litière de la région Béni Mellal-Khénifra est de 5 245 lits. Cette capacité est dominée par les gîtes de 1ère et de 2e catégorie qui offrent 1 650 lits à la région. En effet, il existe seulement un hôtel 5 étoiles (113 lits), 7 hôtels 4 étoiles (883 lits), 4 hôtels 3 értoiles (384 lits), 15 hôtels 2 étoiles (777 lits) et 18 hôtels 1étoile (738 lits). De plus, la région bénéficie de la présence de 18 maisons d’hôtes 1ère et 2e catégorie (380 lits), 6 auberges (131 lits) et 4 résidences touristiques (76 lits).

Plaines, montagnes, lacs,
cascades, richesses géologiques et rupestres…, la région a tout à offrir au touriste. L’arrière-pays berbère a su préserver son mode de vie, son authenticité et son hospitalité.

Elle abrite deux villes riches en patrimoine historique et culturel, de grands projets structurants, un territoire rural aux paysages époustouflants… Jusque-là connue pour le tourisme d’affaires, la région veut devenir une destination pour le loisir.