Souk Namoudaji : Questions à Jamal Daloul, Secrétaire général de l’Association pour le développement de l’espace public de Sidi Bernoussi
11 octobre 2017
Aziza belouas (1411 articles)
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Souk Namoudaji : Questions à Jamal Daloul, Secrétaire général de l’Association pour le développement de l’espace public de Sidi Bernoussi

«Nous avons trois autres plateformes en projet dans notre préfecture dont l’ouverture est imminente».

 La Vie éco : Tout d’abord, un retour sur la création et les objectifs des PCP ou encore Souk Namoudaji…

Cette action s’inscrit dans le cadre de l’organisation et la récupération de l’espace public lancée dans les diverses préfectures de la ville et également dans d’autres villes comme Rabat par exemple.
A la préfecture de Sidi Bernoussi-Sidi Moumen, l’opération a débuté par un recensement des ferachas et la mise en place d’un programme de recasement dans les plateformes de commerce de proximité qui ont été réalisées grâce à un financement de l’Initiative nationale pour le développement humain.
L’objectif est d’aider ces marchands ambulants, qui exerçaient dans des conditions déplorables, et exposés à divers risques, de retrouver leur dignité et de les insérer dans la société.

Quel est le budget alloué au recasement des marchands ambulants de votre préfecture?

Nous n’avons pas le budget prévu par l’INDH, mais nous pouvons retenir que la mise en place d’un espace nécessite une enveloppe de 5 à 6 millions de dirhams comprenant l’aménagement de la plateforme, les chapiteaux individuels octroyés aux commerçants ainsi que le matériel d’agencement.

 Les commerçants paient un loyer de 1200 DH dont ils souhaitent la révision à la baisse. Cela est-il envisageable par l’ADEP ?

Non, il n’est pas question de baisser ce loyer. Car si nous le faisons cela se ressentira sur la qualité de nos prestations. Nous assurons, comme vous le savez, le gardiennage, le nettoyage, l’éclairage, la surveillance par caméras. Globalement, aujourd’hui, le coût de revient de tout cela est de 1050DH. On ne peut donc procéder à aucune baisse de loyer…

 Certains d’entre eux réclament la couverture médicale et sociale. Qu’est-ce qui peut être fait dans ce domaine ?

Il est sûr que cette population a droit à une couverture sociale et médicale. Une réflexion est menée dans ce sens et cela peut être envisagé dans le cadre du statut de l’auto-entrepreneur. Nous encourageons les commerçants.

 Les commerçants sont répertoriés dans une base de données que gère l’association. Peuvent-ils sous-louer leurs locaux et que se passe-t-il en cas de décès du commerçant?

Le règlement intérieur interdit aux commerçants de sous-louer leur local. En revanche, en cas de décès, les ayants droit peuvent reprendre le commerce. Et nous avons plusieurs cas de veuves et d’enfants qui ont repris l’activité.

Quel usage est-il fait des loyers collectés par l’ADEP ?

Ces fonds, collectés par Cash Plus pour notre compte, sont réinvestis pour le lancement de nouveaux projets. Nous avons trois autres plateformes en projet dans notre préfecture, notamment le Souk Namoudaji de Azhar ou encore celui d’El Qods. Les ouvertures sont prévues pour le mois de novembre prochain.

Vous avez également procédé au recasement des vendeurs ambulants de sandwichs ainsi que les poissonniers…

En effet, nous avons l’espace Maclati juste devant la plateforme de commerce de proximité El Firdaous. Il s’agit d’un espace regroupant 20 locaux et à Moutana, il y aura le recasement de 28 poissonniers.
Pour Maclati, cela a permis de contrôler la qualité des aliments utilisés et une meilleure hygiène. Des contrôles du service d’hygiène et de l’ONSSA se font régulièrement. De plus, pour une meilleure traçabilité, nous avons signé une convention avec le groupe Koutoubia qui est leur fournisseur exclusif.

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