Le Maroc compte 5 126 réfugiés et 1 922 demandeurs d’asile
4 juillet 2017
Hicham Benjamaa (109 articles)
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Le Maroc compte 5 126 réfugiés et 1 922 demandeurs d’asile

Le HCR recense 65,6 millions de déracinés à travers le monde. Les Syriens constituent le nombre le plus élevé de personnes déplacées internes ou réfugiées dans le monde.

Al’occasion de la Journée mondiale du réfugié, le Centre d’information des Nations Unies a organisé, le 20 juin à Rabat, un point de presse consacré à la présentation des résultats du rapport annuel du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR): «Tendances Globales 2016». Ce rapport regroupe les dernières statistiques et tendances sur la situation des réfugiés, demandeurs d’asile, déplacés internes et apatrides dans le monde.

D’après le rapport, le nombre de personnes déracinées, à travers le monde, des suites de la guerre, de violence ou de persécutions, a atteint 65,6 millions, à fin 2016, soit 300 000 de plus que l’année précédente. Ce chiffre, qui est le plus élevé jamais observé par le HCR, englobe trois composantes. La première est le nombre de réfugiés qui s’élève à 22,5 millions. La seconde composante concerne le déplacement interne de personnes au sein de leur propre pays. Leur nombre a atteint 40,3 millions. Le déplacement interne de personnes représente près des deux tiers de tous les déplacements forcés, à travers le monde. Quant à la troisième composante, elle concerne les demandeurs d’asile dont le nombre a atteint 2,8 millions.

Les besoins de financement au Maroc sont estimés à 6 millions de dollars

Les Syriens constituent le nombre le plus élevé de déracinés, avec 12 millions de personnes (soit près des deux tiers de la population) déplacées internes ou réfugiées, à fin 2016. Si l’on fait abstraction de la crise prolongée des réfugiés palestiniens, les Colombiens (7,7 millions) arrivent en deuxième position, suivis des Afghans (4,7 millions), des Iraquiens (4,2 millions) et des Sud-Soudanais (3,3 millions).

A ce jour, le Maroc compte 7048 personnes sous le mandat du HCR, parmi lesquels 5126 réfugiés (dont 3478 syriens), en augmentation de 22% en 2016, et 1922 demandeurs d’asile. Quant aux besoins en financement pour couvrir les opérations du HCR Maroc en 2017, ils sont estimés à 6 millions de dollars. Les Etats contributeurs directs à ces opérations sont respectivement la Suisse, le Royaume-Uni, l’Italie et Monaco.

Pour sa part, Jean Paul-Cavaliéri, représentant du HCR au Maroc, considère que «la Stratégie nationale d’immigration et d’asile a enregistré un certain nombre de succès». A ce titre, il s’est félicité du droit d’accès au marché du travail et à la formation professionnelle, accordé aux réfugiés. Ce qui leur permettra, selon lui, de ne pas être une «charge pour la société d’accueil et d’utiliser pleinement les ressources qui sont les leurs». De même qu’il a appelé le Maroc à adopter la Loi sur l’asile, afin de «donner un cadre législatif plus durable à toute cette politique» et de protéger aussi bien les droits des réfugiés que le pays d’accueil.

Sur les 65,6 millions de personnes déracinées, à travers le monde, 10,3 millions ont dû fuir leurs foyers en 2016, dont environ les deux tiers (6,9 millions) au sein de leur propre pays. Ce qui équivaut à une nouvelle personne déplacée toutes les trois secondes.

Au moins 10 millions de personnes n’avaient pas de nationalité ou risquaient l’apatridie

Parallèlement, les rapatriements de réfugiés et de déplacés internes vers leurs foyers, ainsi que la réinstallation dans des pays tiers, ont apporté des perspectives d’amélioration en 2016. C’est ainsi que 37 pays ont conjointement accepté 189300 réfugiés, en vue d’une réinstallation. De même qu’environ un demi-million d’autres réfugiés ont pu rentrer dans leurs pays d’origine et près de 6,5 millions de déplacés internes ont pu retourner dans leur région d’origine.

A la fin de l’année 2016, 84% des réfugiés se trouvaient dans des pays en développement ou à revenu moyen et une personne sur trois (soit 4,9 millions) était accueillie dans les pays les moins développés. Ce déséquilibre considérable est le reflet de plusieurs facteurs, dont notamment l’absence continue de consensus international sur la question de l’accueil des réfugiés, ainsi que la proximité de nombreux pays pauvres par rapport aux régions de conflits. 

Les enfants, qui représentent la moitié de la population mondiale des réfugiés, continuent à assumer une part disproportionnée du poids de la souffrance. C’est ainsi que 75 000 demandes d’asile proviennent d’enfants seuls ou qui ont été séparés de leurs parents.

Enfin, le HCR estime qu’à fin 2016, au moins 10 millions de personnes n’avaient pas de nationalité ou risquaient l’apatridie.

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