L’aviculture a le vent en poupe
18 avril 2017
Kaoutar Guennouni (70 articles)
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L’aviculture a le vent en poupe

Deux contrats programme signés en moins de dix ans et, à chaque fois, les objectifs sont atteints trois ans avant l’échéance. Le secteur avicole joue pleinement son rôle dans le circuit alimentaire et pense maintenant mieux valoriser ses rejets.

Considéré comme l’une des secteurs les plus dynamiques au Maroc, le secteur avicole réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 29,1 milliards de DH, pour des investissements cumulés atteignant 11,3 milliards de DH. Durant les quatre derrières décennies, les productions de viandes de volailles et d’œufs de consommation ont progressé de 7,4% et 5,7% en moyenne annuelle, à 560000 tonnes et 4,9 milliards d’unités à fin 2016. Le secteur génère 120000 emplois directs et 280 000 indirects.

Impulsée par le Plan Maroc Vert, l’aviculture a dépassé les objectifs en termes d’augmentation des productions, d’accessibilité des produits avicoles et de baisse des prix à la consommation fixés par les contrats programmes signés entre l’Etat et la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole au Maroc (FISA). Pour le premier qui portait sur la période 2009-2013 les engagements ont été honorés trois ans avant l’échéance. Selon Chaouki Jerrari, Directeur de la fédération, les objectifs de production inscrits dans le second qui court de 2011 à 2020 sont, à ce jour, dépassés. «En 2015, à mi-chemin de la durée du contrat programme, on était déjà à 73% par rapport à l’objectif 2020, avec 660 000 tonnes», souligne M. Jerrari.

Les déchets seront transformés en engrais vert

Mais augmentation de la production signifie aussi hausse des rejets, liquides et physiques. Les opérateurs disent être totalement conscients des contraintes liées à l’environnement. «La litière, le fumier, les déchets des abattoirs industriels et les sous-produits de l’aviculture de manière globale est le secteur qui pollue le moins par rapport au gros bétail. On estime à 2,3 millions de tonnes en tout le fumier de la volaille», commence par expliquer le directeur de la FISA. Et de poursuivre: «On refuse le terme déchet, c’est plutôt un sous-produit de la production qui a une valeur organique importante à valoriser selon l’avancée technologique en la matière. Il y a plusieurs utilisations possibles: comme compost, engrais, on peut même dire dans la biométhanisation, à condition de trouver un partenaire qui veut bien s’en occuper. Pour ce faire on vient de s’adresser dernièrement à Eléphant Vert pour voir ensemble les possibilités de leur valorisation». En quelque sorte, la filière sera encore mieux maîtrisée de bout en bout. Et pour ce faire, des formations sont assurées dans des centres dédiés à l’aviculture pour sensibiliser, encadrer et former les éleveurs dans ce sens. Nous avons organisé dans ce sens une journée d’information sous le thème : «Les volailles marocaines, pilier de la sécurité alimentaire avec la préservation de l’environnement», souligne Chaouki Jerrari pour illustrer cet engagement.

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