PJD : le changement est définitivement engagé
4 décembre 2017
Tahar Abou El Farah (876 articles)
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PJD : le changement est définitivement engagé

Des militants tentent actuellement un retour par la fenêtre pour contourner la décision du conseil national.

Le PJD, qui était au bord de la scission, doit sans doute sa délivrance à un «point d’ordre» d’Abdellah Bouanou passé inaperçu. Ce parlementaire chevronné a, en effet, suggéré que le vote soit secret alors que cette procédure ne concerne, selon les statuts, que les élections de personnes. Le fait est que les membres qui ont subi une pression inégalée, notamment via les réseaux sociaux, ont pu voter librement et donc rejeter, à la majorité, les propositions d’amendement des articles 16 et 37 des statuts. Naturellement, les anti-changement ne sont pas restés les bras croisés. Une motion circule déjà, en effet, au sein des congressistes pour essayer de passer outre la décision du conseil national et demander de soumettre au vote, à l’ouverture du congrès, l’intégration de cette proposition d’amendement à l’ordre du jour. Ce faisant, ils se basent sur l’article 23 des statuts qui affirme que le congrès, instance suprême du parti, est souverain et peut décider de tout ce qu’il juge opportun. Seulement, il y a aussi l’article 27 qui, lui, est plus explicite et qui affirme clairement que c’est le conseil national qui fixe et approuve l’ordre du jour du congrès. Et c’est justement le conseil national qui vient de trancher. Et quand bien même le congrès venait à approuver ce changement des statuts, celui-ci n’entre pas automatiquement en vigueur. En effet, l’article 14 de la loi organique des partis politiques précise que toute modification de la dénomination du parti, de ses statuts ou de son programme, une fois approuvée par le congrès, doit être déclarée au ministère de l’intérieur dans un délai de 30 jours. Le ministère de tutelle vérifie, ensuite, si ce changement est conforme aux dispositions de la loi organique des partis politiques. Dans le cas contraire, il saisit le tribunal administratif. En attendant que la justice se prononce, les instances qui découlent de ce changement ne sont pas reconnues par la loi.

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