Les principaux leviers de développement de la biologie marocaine
4 janvier 2010
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Les principaux leviers de développement de la biologie marocaine

Un examen biologique comme celui de l’hépatite C est comptabilisé par certains laboratoires à  1 300 DH, tandis que d’autres le facturent à  850 DH.
Sur 500 examens biologiques demandés par les médecins pour étayer un diagnostic clinique, plus de la moitié sont faits en réalité dans des laboratoires européens.

Les sous-commissions de médecine, de chirurgie, de biologie, des soins dentaires et de radiologie, relevant de la Commission nationale qui veille sur l’actualisation de la nomenclature de tous les actes de soins prodigués par les professionnels de la santé, doivent présenter leurs listes définitives en cette fin d’année 2009. Pour le Dr Saif Slimani, président de la sous-commission nationale de la nomenclature des actes de biologie, «grâce au travail titanesque qu’on est en train de finaliser avec tous les acteurs de la biologie, nous espérons passer dans la liste des actes de biologie qui seront remboursés par la CNSS et la CNOPS dans le cadre de l’Amo, de 500 à 1000 actes». Ce travail permettra également, souligne-t-il, d’obtenir une unification de langage, à savoir une terminologie précise, définitive et commune dans la désignation de tous les actes de biologie et surtout mettre en place une unification tarifaire dans les différents secteurs de la biologie qu’ils soient publics ou privés. Car il est inconcevable qu’aujourd’hui, précise le Dr Slimani, qu’un examen biologique comme celui de l’hépatite C, appelé «PCR quantitative de l’ARN du virus de l’hépatite C», soit comptabilisé par certains laboratoires à 1300 DH, alors que d’autres le facturent à 850 DH. Cela tout en sachant que sur 500 examens biologiques demandés par les médecins pour étayer un diagnostic clinique, plus de la moitié sont faits en réalité dans des laboratoires européens. «Cela n’est pas dû à un manque de compétence des biologistes marocains,  mais il est essentiellement lié à l’absence d’appareillages de haute technologie, nécessitant de gros investissements, permettant l’exécution d’analyses sophistiquées, habituellement envoyées à l’étranger», tient à relever le Dr Slimani. Cette situation peut être améliorée très rapidement, suggère-t-il, «par la publication d’un texte de loi qui donne aux biologistes la possibilité du regroupement professionnel et donc de partage des budgets d’investissement». En attendant, le Dr Slimani suggère l’ouverture des centres de biologie de pointe du secteur public aux biologistes libéraux, notamment ceux de l’Institut national d’hygiène, de l’Hôpital militaire, de l’Institut Pasteur, du Centre national de transfusion sanguine, de l’Hôpital Cheikh Zaïd ou de l’Hôpital Ibn Sina. C’est une solution provisoire qui permettra une économie de devises, une rentrée d’argent pour les établissements publics et surtout donnera la possibilité aux laboratoires de fournir les résultats rapidement. Car un examen fait à l’étranger demandera entre 15 et 30 jours, alors que ce délai peut être réduit de plus de la moitié s’il est effectué au Maroc. La nouvelle nomenclature des actes de biologie, une fois adoptée, probablement au cours de l’année 2010, bénéficiera de l’unanimité des différents acteurs de la santé, étant donné que la Commission nationale de biologie comprend des représentants du ministère de la santé, de l’Anam, de la CNOPS, de la CNSS, des différents ordres et des syndicats des professionnels de la biologien.

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