15 février 2008
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Congrès sur la médecine d’urgence et de catastrophe à  Marrakech

La problématique des urgences au Maroc passe par le tri et l’identification
des vraies urgences

Le système doit disposer d’un central médical de régulation
des appels, avec des médecins au bout du fil, comme le prouve l’expérience internationale.

Les 28, 29 février et 1er mars 2008, les acteurs de la médecine d’urgence en France et au Maghreb se réuniront à  Marrakech, à  l’occasion du IIIe Congrès franco-marocain, qui coà¯ncide avec le Ier Congrès maghrébin et le VIIIe Congrès national de médecine d’urgence et de catastrophe. C’est la huitième année consécutive que le comité de pilotage des urgences de Casablanca organise ce rendez-vous, rassemblant plus de 3 000 professionnels des urgences pré-hospitalière et hospitalière, médecins, infirmiers, assistantes sociales et ambulanciers. Ces rencontres ont pour but le maintien d’une cohérence des pratiques dans un contexte caractérisé par l’augmentation massive de la demande et l’insuffisance des moyens, précisele Pr Houcine Louardi, président du congrès et actuel doyen de la faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca. Les demandes supplémentaires de prise en charge d’urgence en hôpital progressent de 3% chaque année, avec des pointes de 7 à  15% les week-ends et jours fériés, ajoute-t-il.

Comment satisfaire la demande croissante de soins urgents quand toutes les demandes ne sont pas justifiées, fait remarquer cet urgentiste émérite ? Les services d’urgences doivent absolument faire le tri pour identifier les vraies urgences. Cette évaluation prend du temps et entraà®ne encombrements et attente dans les services. C’est tout le système de soins en réseau, dont les urgences sont un maillon essentiel, qui doit donc être amélioré. Une réflexion profonde sur la gestion des urgences en «intra-hospitalier», qui tient compte du fait que l’arrivée du malade aux urgences est l’aboutissement de toute une démarche «pré-hospitalière», sera menée durant cette session d’urgentologie 2008. Par ailleurs, le système des urgences ne pourra être efficient, toutes les expériences mondiales l’ont prouvé, que s’il dispose d’une structure de régulation médicale des appels, un central téléphonique, avec des médecins au bout du fil pour faire le tri et indiquer les premiers gestes à  faire, ceux qui sauvent souvent une vie. La première évaluation des structures de régulation des urgences relevant des CHU de Casablanca et Rabat sera faite lors de cette rencontre. Sur un autre registre, les urgences infectieuses, les détresses respiratoires, les accidents de la route et leurs rapports avec le système médical, la médecine en situation d’exception, ainsi que le rôle de l’infirmier dans les structures d’urgence, sont les autres principaux thèmes de cette session de formation continue en médecine d’urgence et de catastrophe.

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