Rebondir après une faillite
5 juillet 2017
Brahim Habriche (1804 articles)
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Rebondir après une faillite

Une faillite est toujours mal perçue. Pourtant, une expérience entrepreneuriale, même infructueuse, permet aux dirigeants d’apprendre et de progresser. Pour des considérations culturelles, peu de dirigeants accepte de parler de leur échec.

Chaque année, ce sont près de 6000 entreprises qui déposent le bilan au Maroc et pour de multiples raisons : erreurs techniques, retournement du marché, prises de risques inconsidérées, management défaillant…

Même si depuis quelques années, plusieurs mécanismes ont été mis en place pour encourager l’entreprenariat, il n’en demeure pas moins que peu de mesures ont été instaurées pour accompagner les entrepreneurs sur le terrain, encore moins ceux qui ont échoué.

Pourtant, une expérience entrepreneuriale, même infructueuse, permet toutefois aux dirigeants d’apprendre et de progresser.

Culturellement, peu d’entrepreneurs marocains évoquent leurs échecs en public, alors que cela peut être des cas d’école pour plusieurs futurs entrepreneurs.

Chez les anglo-saxons, l’échec est totalement acceptable

Par exemple Bill Gates, ancien patron de Microsoft, aimait bien embaucher des gens qui ont failli. «La réussite est une mauvaise maîtresse, car elle fait croire aux personnes intelligentes qu’elles sont à l’abri d’une erreur», explique-t-il.

Tout comme l’ancien dirigeant de Google, Éric Schmidt, qui déclarait même «célébrer ses échecs».

Certains préfèrent retenter l’expérience plutôt que d’opter pour le salariat

Toujours est-il qu’il faut tout d’abord faire preuve de résilience. Un échec entrepreneurial doit rester une situation apprenante dans la vie et pour repartir du bon pied, même si ce n’est pas toujours facile et plus particulièrement dans l’environnement actuel.

Au lieu d’emprunter la voie du salariat, il y en a qui ont eu le courage de se relever et de retenter leur chance.

Ces personnes peuvent alors miser sur l’accompagnement d’un coach personnel pour faire un point sur les événements passés et se faire aider à se reconstruire ou encore sur un parrainage d’un chef d’entreprise, d’un manager ou d’un réseau professionnel comme la CGEM, Réseau Maroc Entreprendre, le Centre des jeunes dirigeants ou autres.

Bref, il est important de s’appuyer sur quelqu’un, une structure, qui peut aider dans la construction d’un nouveau projet, et pourquoi pas opter pour le pilotage collectif du nouveau projet par plusieurs parrains.

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