Personnalités atypiques au travail : Avis de Doha Benjelloun, DG du cabinet Proactech Maroc
13 juillet 2017
Brahim Habriche (1786 articles)
0 Commentaire
Partager

Personnalités atypiques au travail : Avis de Doha Benjelloun, DG du cabinet Proactech Maroc

Les personnes les plus compétentes sont parfois celles qui sont les plus difficiles à gérer.

Apart les cas pathologiques non diagnostiqués ou non soignés, je ne pense pas qu’il y ait des personnalités ingérables à proprement parler mais plutôt un management ne disposant pas des compétences nécessaires pour gérer des personnalités dites difficiles ou qui posent fréquemment problème.

Tout d’abord, faut-il gérer les personnalités difficiles ou plutôt les pousser à la porte, les laisser partir ou quand on est visionnaire, anticiper et éviter de les embaucher? Paradoxalement, les personnes les plus compétentes techniquement sont parfois celles qui sont les plus difficiles à gérer. Dans ce cas, arriver à améliorer l’intégration en douceur de ces personnalités peut s’avérer un atout majeur pour l’entreprise.

Premier point et avant de parler du collaborateur, le manager doit mettre son ego de côté parce qu’il ne fera qu’envenimer les situations difficiles : un colérique qui s’énerve ou menace de s’énerver à tout-va doit être recadré non parce qu’il a titillé votre ego, mais parce que son attitude irrespectueuse n’est pas acceptable et peut créer une mauvaise ambiance et faire fuir d’autres collègues.

Deuxième point, le manager doit garder à l’esprit un principe important de la PNL (Programmation neurolinguistique): tout comportement naît d’une intention positive. Ainsi, déceler cette intention positive peut être un élément clé dans la gestion d’une personnalité difficile. Cela implique de ne pas juger la personne mais le comportement. Par exemple, un fauteur de trouble qui colporte des ragots ne cherche pas forcément à mener le service ou l’entreprise à sa perte mais plutôt à se valoriser. Ainsi, on agira sur deux axes : condamner en public la culture du ragot et des rumeurs, tout en aidant ce collaborateur à se valoriser autrement qu’en étant négatif.

Troisième point : l’inaction n’est jamais une option. Le moindre comportement inapproprié et répété, s’il n’est pas corrigé, peut être très néfaste et dangereux soit en se normalisant, soit en faisant fuir les autres collaborateurs ou même les clients. Si un manager sent qu’il n’arrive pas, malgré tous ses efforts, à mettre en place un environnement et une culture positifs, et en donnant des feedbacks constructifs,  deux options s’offrent à lui : faire appel à un spécialiste externe ou passer à la phase des ultimatum et s’il le faut le licenciement du collaborateur.

Commentaires

0 Commentaire Soyez le premier à donner votre avis

Commentez cet article

Your data will be safe! Your e-mail address will not be published. Also other data will not be shared with third person. Required fields marked as *