2 février 2007
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Passés du privé au public, ils livrent leurs impressions

Etant moi-même diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA), mon passage du privé à  l’administration publique s’est fait naturellement. J’ai commencé par intégrer une société privée de services au sein de laquelle j’ai passé plus d’un an et demi, en tant que chef de projet.

Badr El Mazouni
Cadre à la Trésorerie générale du Royaume

«Je n’ai pas observé de différences entre le privé et le public»
«Etant moi-même diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA), mon passage du privé à l’administration publique s’est fait naturellement. J’ai commencé par intégrer une société privée de services au sein de laquelle j’ai passé plus d’un an et demi, en tant que chef de projet. Par la suite, j’ai intégré l’administration publique, plus exactement le ministère des finances.
Je peux dire que, dans le privé, l’évolution de carrière est beaucoup plus palpable. En l’espace d’un an, je suis passé par quatre postes différents. Dans ce secteur, on prend d’abord en considération la compétence alors que, dans le public, le poids de l’ancienneté et du diplôme reste encore prédominant de manière générale. Ceci dit, ici à la TGR, la gestion des ressources humaines est moderne. On y travaille par objectifs. Ce qui fait qu’on ne ressent pas de différence par rapport au privé. Il faut dire aussi que le professionnalisme des équipes et l’importance des projets m’ont véritablement séduit lorsque j’ai intégré cette institution.
En quittant le privé, j’ai renoncé à une part importante de mon salaire initial, mais je ne regrette pas mon choix. Ma décision répond à l’intérêt que je manifeste à l’égard de la Fonction publique.»

Hamid Ben Elafdil
Directeur général du Centre régional d’investissement (CRI) de Casablanca

«Performances économique, sociale et sociétale sont présentes dans les deux secteurs»
«Que ce soit dans le public ou le privé, je pense que le manager a pour objectif la création de valeur sur le plan économique et financier, social et sociétal. C’est l’un des premiers points de similitude. Au sein du CRI, j’ai retrouvé cette même démarche puisqu’il s’agit de créer de la valeur pour l’investisseur sur le plan économique, de la valeur sociale pour le marché de l’emploi et de la valeur sociétale pour la collectivité.
Deuxième point de similitude, la création de valeur dans la mobilisation des ressources humaines à travers la mise en place d’une stratégie globale déclinée en objectifs communs et individuels.
Le troisième point de similitude est d’ordre personnel. C’est la satisfaction que l’on ressent lorsqu’on gagne les paris les plus importants.
Cela dit, il y a des différences. Dans le public, il n’existe pas cette notion d’employeur. Les textes en vigueur ne permettent pas au manager du public d’agir en toute autonomie pour les affaires courantes : recrutement, négociation des salaires, promotions, sanctions…, alors que tout cela peut se faire rapidement dans le privé. Autre différence, l’interaction qui peut exister entre les différentes entités publiques. La multitude des interlocuteurs freine parfois la prise de décision du manager public.»

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