Nouvelles filières paramédicales au Maroc : Avis de Meriem Benrouijel, Vice-présidente de la SMOR
28 octobre 2014
Brahim Habriche (1878 articles)
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Nouvelles filières paramédicales au Maroc : Avis de Meriem Benrouijel, Vice-présidente de la SMOR

« Les bilans orthoptiques sont facturés 150 à  200 DH à  Rabat, contre 300 DH à  Casablanca. »

Les premiers orthoptistes à avoir exercé au Maroc étaient diplômés de l’étranger. Seulement deux écoles privées proposaient cette formation au niveau national pour des diplômes ne permettant pas d’exercer dans le public. La première promotion d’orthoptistes issus des Instituts supérieurs des professions infirmières et techniques de santé a été mise sur le marché du travail en 2004. Ils sont le fruit d’une collaboration maroco-française. La durée de la formation est de trois ans. Les matinées sont dédiées aux stages alors que les cours ont lieu les après-midis. A la fin de la troisième année, un mémoire de fin d’étude est présenté. A partir de 2017, les lauréats des ISPITS obtiendront des licences leur permettant de prétendre directement à une formation Master sans passer par une équivalence de diplôme. Auparavant, ce n’était pas le cas.

En 2010, nous avons réalisé une étude pour déterminer avec exactitude le nombre d’orthoptistes exerçant en dehors des établissements publics de santé. Ils étaient 70 seulement, contre 150 orthoptistes diplômés des Instituts étatiques. Ils sont essentiellement répartis entre cliniques, cabinets d’ophtalmologie et cabinets d’orthoptie. La demande, elle, ne cesse d’augmenter.

Un orthoptiste peut exercer au sein d’une structure privée comme il peut ouvrir son cabinet. Les diplômés de l’Etat obtiennent plus rapidement l’autorisation d’exercer en libéral, auprès du Secrétariat général du gouvernement, que ceux ayant obtenu leurs diplômes dans le privé.
L’investissement de base est assez important. Cependant, les actes orthoptiques sont remboursés par la CNSS. Ce qui encourage les patients à faire appel aux orthoptistes privés. Il existe trois principales catégories d’actes. La première concerne les bilans visuels. Ils nécessitent 30 à 40 minutes. La rééducation constitue la deuxième catégorie d’actes orthoptiques. Les patients nécessitant 12 à 15 séances de 30 minutes à 1 heure chacune. Pour finir, l’orthoptiste effectue des examens complémentaires (champ visuel, électrophysiologie, vision de couleurs, etc.). Ces actes demandent l’utilisation de matériel et d’appareils spécialisés. Plus ces appareils sont à la pointe de la technologie et permettent un meilleur suivi du patient, plus leurs prix d’acquisition est élevé. Ce qui impacte à la hausse le budget global de l’investissement relatif à l’ouverture d’un cabinet.
De manière générale, un orthoptiste gagne correctement sa vie. Concernant les tarifs pratiqués, ils diffèrent d’une région à l’autre. A titre d’exemple, les bilans orthoptiques sont facturés 150 à 200 DH à Rabat, contre 300 DH à Casablanca. Les séances de rééducation peuvent, elles, aller de 80 à 100 DH la séance et jusqu’à 150 DH dans la capitale économique. Pour finir, les examens nécessitant l’utilisation de matériel d’exploration démarrent à 400 DH et peuvent aller jusqu’à 600 DH. C’est évident, exercer en libéral est plus intéressant que dans le privé.

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