Management participatif, autonomie et responsabilité, facteurs clés d’une bonne gouvernance de l’enseignement supérieur
23 février 2018
Brahim Habriche (1932 articles)
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Management participatif, autonomie et responsabilité, facteurs clés d’une bonne gouvernance de l’enseignement supérieur

Modèle de gouvernance, mode de gestion, financement…,plusieurs questions ont été disséquées lors de la table-ronde de TBS Casablanca sur la gouvernance et la performance de l’enseignement supérieur. Les universités devraient avoir plus d’autonomie dans la gestion pour faire face aux défis de massification.

Quel modèle de gouvernance pour les universités et les écoles privées au Maroc? Pour quelles missions et quels rôles? Et enfin avec quel modèle de financement et quel mode de gestion ? Autant de questions qui ont été au menu de la table ronde organisée par Toulouse Business School Casablanca, le 8 février au campus de Casablanca. Y ont participé Lahcen Daoudi, ministre délégué aux affaires générales et ancien ministre de l’enseignement supérieur, Abdellatif Miraoui, président de l’Université de Cadi Ayyad, Amine Bensaid, président de l’Université Mundiapolis, et Mohamed Derrabi, DG de TBS Casablanca.
De prime abord, les participants ont abordé la question de l’échec de l’enseignement au Maroc. Sur ce volet, M. Daoudi a souligné que cet échec interpelle l’Etat, la société, les familles et le citoyen. Pour lui, «la culture de la note a supplanté le désir de la science». Il reconnaît également que «le problème est complexe» et que la «solution ne réside pas uniquement dans l’enseignant et la classe» avant d’ajouter que face à l’ampleur des défis, «l’Etat n’a pas les moyens de ses ambitions».

Financement par les fondations à but non lucratif

Sur un ton plus nuancé, Abdellatif Miraoui, a insisté sur le fait que l’Université marocaine saura relever le défi de la massification dans la perspective d’atteindre deux millions d’étudiants universitaires. Un challenge en termes d’accueil, de logistique et de qualité d’enseignement qui appelle, pour lui, plus d’autonomie au niveau de la gestion des universités. Pour Amine Bensaid, il est également nécessaire de redéfinir la mission des universités en termes de formations, qualité…

M.Derrabi a pour sa part rappelé que la gouvernance s’appuie sur trois principes-clés : un modèle de management participatif, une organisation autonome et agile et enfin la responsabilité, autrement dit, la capacité de décider de sa propre mission.

La question du financement était également de la partie. Les participants ont surtout mis en exergue certaines réussites, notamment aux Etats-Unis et en Turquie où les universités reposent principalement sur les modèles des fondations à but non lucratif, qui ont montré leur pertinence comme levier d’ascenseur social. M. Daoudi a noté dans le même sens que «le coût ne doit pas être un frein pour des élèves brillants mais pauvres».

Enfin, le DG de TBS a invité les acteurs de l’enseignement supérieur à réinvestir leurs bénéfices dans le développement de la recherche scientifique et la formation de leurs professeurs, puisque l’enseignement supérieur ne gagne en qualité que par la recherche et la production intellectuelle.

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