L’entrepreneuriat social, une alternative pour faire du business
20 septembre 2017
Brahim Habriche (1839 articles)
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L’entrepreneuriat social, une alternative pour faire du business

De l’agriculture biologique aux énergies renouvelables, en passant par l’éducation, la santé, le recyclage…, les opportunités ne manquent pas. Petit à petit, le Maroc semble trouver sa voie. Il existe encore un gros potentiel à exploiter.

Depuis quelques années, l’entrepreneuriat social s’impose comme une nouvelle façon de faire du business. Il s’agit de concilier un projet économiquement viable et une finalité sociale ou environnementale à fort impact social et économique sur la société.

Illustration, Ecosia, un moteur de recherche caritatif, reverse  80% de ses revenus publicitaires pour planter des arbres un peu partout dans le monde. En juin 2017, plus de 10 millions d’arbres ont été plantés.

Ces initiatives se développent un peu partout dans le monde. Le Maroc aussi semble trouver sa voie petit à petit. Il existe encore un gros potentiel à exploiter.

De l’agriculture biologique aux énergies renouvelables, en passant par l’éducation, la santé et le recyclage, beaucoup d’entrepreneurs ont choisi d’intervenir dans ces domaines qui offrent de plus en plus des opportunités pour l’entreprenariat.

C’est l’idée de Manal Mhada, fondatrice d’Amendy Foods, une entreprise sociale spécialisée dans la production et la commercialisation d’aliments nutritifs, notamment le quinoa. Cette diplômée de l’Institut agronomique et vétérinaire (IAV) a voulu d’ailleurs soutenir les petits agriculteurs en cultivant des cultures alternatives de grande valeur. «Grâce à l’autonomisation des petits exploitants et des femmes dans les zones rurales et urbaines, notre  projet aborde localement des problèmes mondiaux les plus difficiles et crée un changement dynamique dans la région où nous opérons en construisant une communauté de petits exploitants».

Il n’existe pas encore de statut juridique spécial pour ce modèle

L’entrepreneuriat social est certes limité par son aspect peu lucratif. C’est pourtant une façon gratifiante de créer de la richesse non seulement économique, mais aussi culturelle et sociale. Pour pérenniser son projet, la fondatrice d’Amendy Foods souligne que des ventes directes et indirectes sont notamment assurées aux clients : soit à travers les restaurants et les magasins des produits bio ou la vente en ligne.

Cependant, il n’existe, de ce fait, aucun traitement de faveur ou incitations pour cette catégorie d’entrepreneurs. «D’où l’importance de mettre en place un statut juridique spécial pour ce profil, à l’instar du modèle anglo-saxon», comme le souligne Adnane Addioui, directeur d’Enactus Morocco.

Certes, des initiatives existent pour développer ce genre d’entrepreneuriat, mais toujours est-il que M. Addioui déplore le manque de financement.

Rares sont encore les entreprises ou groupes qui investissent dans le domaine, alors que dans d’autres pays, les communes et les régions soutiennent les incubateurs, les  programmes d’accompagnement et les entreprises dans leur vision de responsabilité partagée.

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