L’audace : Avis Zakaria FAhim, DG du cabinet BDO
24 novembre 2017
Brahim Habriche (1839 articles)
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L’audace : Avis Zakaria FAhim, DG du cabinet BDO

Oser c’est le fait d’accepter une part de risque dans ce qu’on entreprend, sans trop se poser de questions, ni se laisser bloquer par ses émotions.

L’audace, c’est le fait d’oser, de tenter des expériences, avec ou sans succès. Il est vrai qu’il existe une race de fonceurs, de personnes qui prennent des initiatives, cherchent de nouveaux challenges ou qui ont besoin d’innover pour sortir des sentiers battus et se développer. C’est un état d’esprit et c’est malheureusement une dimension culturelle que l’on ne cultive pas chez nous.

Il est évident que dans les pays anglo-saxons, les individus sont habitués à saisir une opportunité dès qu’elle se présente. C’est une question d’éducation. Des parents nord-américains encouragent toujours leurs enfants, même si les chances sont minimes. Ici, les parents tendront à les dissuader.

Les gens audacieux sont aussi des personnes capables de s’entourer des bonnes personnes. Si on voit des dirigeants ou des entrepreneurs capables de faire des choses inimaginables, il faut dire aussi que ce sont des équipes derrière qui les ont aidés à arriver à ce stade. Tout l’enjeu est de savoir s’entourer de compétences pour faire face aux aléas de l’entreprise. C’est considérer l’entreprise comme un projet d’équipe.

Il peut tout d’abord être celui ou celle qui permet au collaborateur, sur le terrain, de jouer la carte de la solution audacieuse, en favorisant les initiatives créatives de toutes sortes.

Il peut aussi s’engager sur la voie de l’organisation audacieuse, voire de la culture de l’audace, cherchant en toutes circonstances à favoriser le dépassement des convenances sclérosées.

Oser, c’est aussi pouvoir s’adapter à son environnement, assumer des décisions, assumer des erreurs, vivre des échecs. Dans un contexte d’incertitude, de faible visibilité, et d’accélération des changements, décider seul augmente considérablement le risque d’échec.

Cela suppose d’accepter une part de risque dans ce qu’on entreprend, sans trop se poser de questions, ni se laisser bloquer par ses émotions. Tout comme les sportifs de haut niveau qui l’ont forcément, pour surmonter leurs échecs, blessures physiques et passages à vide.

Que ce soit dans le cadre du Centre des jeunes dirigeants (CJD) ou le Hub Africa, j’ai rencontré un bon nombre de jeunes entrepreneurs qui ont cette niaque d’entreprendre avec un brin d’audace mais qui n’ont pas trouvé d’écho auprès des responsables concernés. Aujourd’hui, on peut dire que certaines structures de promotion de l’entreprenariat aident les jeunes à oser. Dès lors, la peur d’entreprendre disparaît quand ils ont le soutien qu’il faut.

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