10 décembre 2004
Brahim Habriche (1878 articles)
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La rétribution s’individualise de plus en plus

Les augmentations collectives sont délaissées et la part variable du salaire est individualisée.

Dès que l’on aborde ce sujet dans une entreprise, la situation devient tendue. A tort ou à raison, beaucoup s’estiment sous-payés par rapport à ce qu’il apporte. Pourtant, il se dégage de l’enquête de Diorh que les entreprises essaient de tendre vers l’équité. 81 % de l’échantillon disent avoir mis en place une grille de rémunération, mais l’on ne sait pas si elles la respectent à la lettre.
Deuxième aspect de la quête de la transparence, les augmentations collectives sont peu à peu délaissées. Seulement 6 entreprises continuent de privilégier le collectif. Elles sont 34 à rétribuer selon les contributions de chacun et 64 à mixer les deux méthodes. L’important pour les salariés est de savoir qu’il est de moins en moins possible de se cacher tout en profitant des performances des collègues.
Cette individualisation apparaît déjà sur la fiche de paie parce que 87 % des entreprises (91 sur 105) disent avoir prévu une rémunération variable. L’individualisation du salaire est très marquée chez les cadres commerciaux pour lesquels la part variable est une affaire personnelle. C’est le cas dans 55 entreprises. Même observation chez les cadres opérationnels (55 entreprises) et dans une moindre mesure, chez les cadres administratifs (49 entreprises).
Pour la population non-cadres, l’individualisation de la part variable du salaire prend également de l’importance, même si les entreprises privilégient encore le mixage entre le variable collectif et individuel

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