Gérer une TPE : Avis de Fouad Najeddine
4 mars 2015
Brahim Habriche (1937 articles)
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Gérer une TPE : Avis de Fouad Najeddine

Démarrer seul est un apprentissage sur le terrain.

Après une longue expérience en tant que DRH dans des entreprises, je me suis mis à mon propre compte en 2012 en ouvrant un cabinet de conseil en ressources humaines. L’environnement familial y est pour quelque chose du fait que je suis entouré d’entrepreneurs. Et donc, sauter le pas n’a pas été difficile pour moi. D’autant plus que j’avais intégré le Centre des jeunes dirigeants (CJD) quelques années auparavant. La rencontre avec d’autres entrepreneurs m’a été bénéfique dans la mesure où ils t’apprennent à surmonter les défis et à démystifier l’acte entreprenarial.

Pour moi, être entrepreneur est synonyme de liberté, d’autonomie, d’audace, de risque et bien d’autres qualificatifs, chose qu’on retrouve sûrement lorsqu’on est salarié mais à petite échelle.

L’une des choses importantes à laquelle on s’attache lorsqu’on gère une petite structure est de développer d’abord d’autres compétences, notamment en finances, marketing, communication. On est amené à tout faire soi-même: démarches administratives, recouvrement… C’est un apprentissage sur le terrain.

De même que lorsqu’on débute, la première difficulté à laquelle on est confronté en tant qu’entrepreneur est de se faire connaître. Cela prend du temps pour se faire un réseau de contacts, la qualité première du réseautage, c’est d’abord d’apprendre des autres mais aussi de grandir. De manière générale, ils sont d’une grande aide quand on traverse une mauvaise passe ou pour développer une affaire. Aujourd’hui, un patron sans réseau s’expose à toutes sortes de vicissitudes.

On se rend compte qu’on peut partager les mêmes difficultés, les mêmes craintes mais aussi les belles réalisations.
Ensuite, lorsqu’on gère les premières missions de conseil, il faut avoir une bonne assise financière : il faut tout le temps assurer son recouvrement. Il ne faut pas oublier qu’à la différence du salariat, on constitue soi-même son salaire en fin de mois.

Enfin, la troisième difficulté réside dans le financement. Lorsqu’on grandit, on a besoin de plus d’argent et trop souvent, les banques sont réticentes à vous accompagner dans votre développement, faute de garanties fiables. Du coup, on fait plus attention à la gestion de sa trésorerie parce que parfois les financements bancaires représentent plus un piège qu’un moyen de développement.

Autre chose, il faut savoir aussi bien identifier les charges et le coût de rentabilité.

Quand on passe de salarié à consultant, il est clair qu’on perd certains avantages acquis en entreprise (assurance maladie complémentaire, carte carburant…).

Maintenant, ce qui fait un bon consultant, c’est d’abord le temps qu’il consacre à développer ses compétences et les outils de gestion. En plus des capacités techniques, il doit s’adapter au contexte de l’entreprise, avoir de la curiosité intellectuelle, la disponibilité et une orientation client à l’extrême.

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