Digital learning : Avis de Mohamed Tazi, Directeur de LMS Formation
9 décembre 2016
Brahim Habriche (1829 articles)
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Digital learning : Avis de Mohamed Tazi, Directeur de LMS Formation

réussir la transformation digitale en matière de formation nécessite par exemple de choisir une première population cible, ouverte au numérique pour initier un premier déploiement.

    Mohamed Tazi Directeur de LMS FormationMohamed Tazi
    Directeur de LMS Formation

La digitalisation a investi plusieurs domaines dont celui de la formation. Ce qui a été un effet de mode au départ a fini par devenir une réalité, voire une nécessité pour certaines entreprises adeptes de ce mode d’apprentissage. Et ce, pour une raison principale. Les individus n’ont plus le temps de faire du 100% présentiel.

Certaines formations peuvent être rapidement suivies sous format vidéo et ne nécessitent pas forcément un contact avec l’animateur. C’est le cas par exemple des Mooc.

Je précise toutefois que toutes les formations ne sont pas digitalisables. Si des modules de langues ou de knowledge management peuvent effectivement être modélisables et digitalisables, ce n’est pas le cas par exemple des modules de développement personnel. Exemple, la technique de négociation pour les commerciaux doit naturellement être enseignée à partir des cas de jeux de rôles. Cela nécessite forcément du contact humain où les participants ont besoin de vivre une expérience pour acquérir des compétences comportementales.

C’est pourquoi toute mise en place d’un dispositif de formation digitale doit répondre à un réel besoin. Il est indispensable de cerner le niveau de maturité et d’ouverture face aux enjeux du numérique et d’identifier les accès aux contenus digitaux pour déceler les freins et les menaces liés au projet de digitalisation. Car, après tout, les Marocains ne sont pas encore prêts à ce mode d’apprentissage. Ils n’ont pas encore l’autonomie nécessaire pour suivre des formations en ligne. Très souvent, certaines formations ont la particularité de rester sur des formats longs qui nécessitent de la disponibilité et de la patience. Il faut s’assurer que la culture numérique du service formation est suffisante pour mener la migration.

On a bien vu des groupes qui ont laissé tomber le e-learning pour repasser aux formations présentielles.

In fine, réussir la transformation digitale en matière de formation nécessite par exemple de choisir une première population cible, ouverte au numérique pour initier un premier déploiement. Les échos et les retombées sur la population cible pourront par la suite déterminer les bénéfices du nouveau processus digital en termes d’acquisition de compétences, de personnalisation… 

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