Détecter les symptômes du brown-out et s’en sortir : comment faire
12 avril 2018
Brahim Habriche (1907 articles)
0 Commentaire
Partager

Détecter les symptômes du brown-out et s’en sortir : comment faire

Directement issu du burn-out, le brown-out se traduit par un manque de motivation et de sens dans ce qu’on fait. Il faut savoir rompre lorsqu’on se sent prisonnier d’un travail. Le «sens du devoir» cache souvent un manque de courage.

Lentreprise fait de plus en plus face à un nouveau syndrome de souffrance au travail : le brown-out. Directement issu du burn-out qui correspond à l’épuisement professionnel, ce nouveau mal-être se traduit par un manque de motivation et de sens dans ce qu’on fait. Traduit littéralement de l’anglais, il signifie une panne de courant. Ne manifester aucun intérêt pour son travail, traîner des pieds, procrastiner, faire du répétitif ou refuser de s’investir, ce sont là quelques signes de ce mal-être. En quelque sorte, le salarié ne sait plus quelle est sa vraie place dans l’entreprise, se sent dévalorisé ou exerce des tâches en dessous de ses compétences.
Souffrir d’un brown-out est le signe qu’il est important de faire le point sur sa carrière professionnelle et sur soi.

Disons-le clairement : sans motivation, pas de performance. Cependant, ce n’est pas toujours à coup d’augmentation de salaire que l’on va régler l’affaire. Ce genre d’avantages est vite oublié parce que la règle est toujours de demander plus, dès que le pouvoir d’achat est stabilisé.

Comment s’en sortir alors? Il s’agit de prime abord d’analyser la problématique, tant sur le plan individuel qu’organisationnel. S’agit-il d’un malaise qui résulte de l’état d’esprit et du comportement de la personne elle-même ? Ou plutôt d’une organisation défaillante qui encourage justement ce malaise ? Dans tous les cas, la solution est à chercher dans les deux cas, comme le préconise Malgorzata Saadani, coach international ICC.

Même après un changement de poste, une rechute n’est jamais à écarter

Dans la plupart des cas, le brown-out est un mal relevant de la perception. Parfois, vaut mieux un changement radical : une promotion -si la hiérarchie juge qu’elle a failli-, une démission ou un changement de poste dans l’entreprise sont autant de choix permettant d’intégrer un environnement nouveau et inconnu, mais qui ne garantit pas l’absence d’une rechute quelques années plus tard.
Quoi qu’il en soit, une rupture est nécessaire mais beaucoup y sont réticents. Une démarche pédagogique est souvent utile. Personne n’est totalement enchaîné. Il est toujours possible de basculer d’un système de vie à un autre. Lorsque l’on se sent prisonnier d’un travail, d’une relation, il faut savoir rompre. Derrière ce que l’on appelle «sens du devoir» se cache très souvent une réalité inavouable : le manque de courage.

Commentaires

0 Commentaire Soyez le premier à donner votre avis

Commentez cet article

Your data will be safe! Your e-mail address will not be published. Also other data will not be shared with third person. Required fields marked as *