Comment les salariés européens abordent le marché du travail
26 octobre 2015
Lavieeco (24916 articles)
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Comment les salariés européens abordent le marché du travail

Selon une étude réalisée auprès de 8 000 salariés à  travers l’Europe, les salariés français se distinguent des autres par une activité de veille moindre. La jeune génération est en tête avec 87% des 18-24 ans qui sont les plus actifs dans leur recherche.

Le site d’emploi Indeed révèle les résultats d’une étude menée au cours de l’été 2015 auprès de plus de 8 000 salariés à travers l’Europe. Objectif : comprendre comment les salariés abordent le marché du travail, et dans quelle mesure ils sont ouverts aux éventuelles opportunités.

D’après cette étude, les Français se distinguent des autres Européens par une activité de veille moindre. Ainsi, 38% d’entre eux déclarent ne jamais se renseigner sur les offres d’emploi, contre seulement 15% des Britanniques ou des Allemands. L’âge est un facteur limitant supplémentaire : plus de 80% des actifs âgés de 45 à 54 ans continuent à se renseigner sur les offres d’emploi contre seulement 55% des actifs français.

Sentiment d’insatisfaction, premier moteur à la recherche de nouvelles ouvertures

Des chiffres que l’on peut expliquer assez facilement par le taux d’emploi des séniors en France, inférieur à celui de ses pays voisins. 68% des actifs européens recherchent ou sont ouverts à la possibilité d’accepter un nouvel emploi. Ce chiffre élevé n’est pas forcément la conséquence d’une lassitude liée à des années passées au même poste, puisque 65% des personnes interrogées admettent s’être renseignées sur de nouvelles possibilités d’emploi dans les 91 premiers jours suivant leur prise de poste. Sans surprise, la jeune génération est en tête avec 87% des 18-24 ans déclarant être actifs dans leur recherche contre 80% des 35-44 ans et 65% des plus de 55 ans.

Si l’argent est souvent présenté comme le nerf de la guerre, il arrive bel et bien en dernière position dans la liste des raisons qui poussent les personnes déjà en poste à envisager un changement professionnel. Pour 43% des personnes interrogées, c’est bien le sentiment d’insatisfaction ou de découragement face à leur situation professionnelle actuelle qui est le premier moteur à la recherche de nouvelles ouvertures. Les raisons financières ne pousseraient que 12% des sondés à réfléchir à un changement professionnel, tandis que le manque de reconnaissance de leur travail serait une source de motivation pour 14 % d’entre eux.

En revanche, à la question «Quels facteurs vous inciteraient le plus à accepter un nouvel emploi ?», la réponse semble sans appel: le salaire est plébiscité par 60% des sondés. Ce qui signifie que si le salaire n’est pas ce qui pousse en premier lieu les gens à chercher un nouvel emploi, une fois que cette recherche est lancée, il devient la motivation première dans le choix d’un nouveau poste.

Les Français se tiennent en général moins au courant des opportunités qui pourraient s’offrir à eux : si 65% des Allemands s’enquièrent des emplois disponibles au moins une fois par mois, les Français sont seulement 48% à s’informer mensuellement, faisant ainsi baisser la moyenne européenne.

En ce qui concerne les motivations qui poussent à rechercher un nouvel emploi ou les facteurs d’attractivité d’un potentiel nouveau poste, les Français sont relativement en phase avec leurs voisins. On notera cependant que les travailleurs de l’Hexagone sont moins sensibles aux horaires flexibles puisque seulement 25% des Français considèrent cela comme un avantage significatif contre 42% des Allemands. Il en va de même pour les perspectives d’évolution qui importent pour 9% des Français contre 23% des Allemands et 22% des Britanniques. 

Source : focusrh.com

 

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