Comment inciter un cadre à s’expatrier en Afrique subsaharienne
18 mai 2018
Brahim Habriche (1919 articles)
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Comment inciter un cadre à s’expatrier en Afrique subsaharienne

Beaucoup de cadres redoutent une expatriation en Afrique subsaharienne, une région qu’ils connaissent mal. L’argent n’est pas le seul levier pour les inciter à franchir le pas, l’expatriation doit être vendue comme un tremplin pour la carrière.

Depuis quelques années, l’Afrique est présentée comme la nouvelle frontière, le continent du futur, la terre des opportunités. Il est vrai que le continent a vécu quelques années de très forte croissance. Cela a été suffisant pour attirer nombre d’investisseurs de différents secteurs. Banques, assurances, industrie agroalimentaire, sociétés de transport… Beaucoup de grands groupes internationaux ou d’entreprises de taille moyenne y sont aujourd’hui présents. Mais généralement quand on parle de l’Afrique, on fait davantage allusion à sa partie subsaharienne. Et dans cette partie, même si les affaires sont attractives, la question des ressources humaines se pose. De plus, un investisseur a toujours besoin d’être au plus près de ses affaires. D’où la nécessité ou l’obligation dans certaines circonstances de dépêcher un ou des cadres dirigeants sur place. Comme toutes les autres sociétés qui y sont présentes, les marocaines ont eu besoin de procéder de la sorte. Peu évident pourtant de convaincre des personnes bien à l’aise dans leur pays de s’expatrier. Et pour cause, des cadres attirés par le développement économique de certains pays (Côte d’Ivoire), par la proximité religieuse (Sénégal), par la proximité linguistique (zone francophone) peuvent être rebutés par les soucis sécuritaires, sanitaires ou environnementaux. Il faut donc y mettre le prix. Mais il n’y a pas que l’argent. Les leviers d’attraction sont multiples.

Un retour à préparer

L’entreprise doit apaiser les craintes exprimées ou ressenties par les cadres et leurs familles. En effet, la réalité est souvent très différente des images fortes retransmises par les médias ou des anecdoctes de personnes qui ont eu quelques mésaventures. C’est à ce niveau qu’il faut sensibiliser et rassurer. Partout, un cadre à des conditions de vie qui sont généralement au-dessus de la moyenne. Ce qui veut dire qu’on peut vivre au moins comme un homologue du pays d’accueil. Malgré tout, l’expatriation exige quelques sacrifices, surtout sur le plan comportemental parce qu’on va vivre dans une autre culture.Ce faisant, l’employeur doit veiller à la préparation. Du point de vue de la carrière, il importe d’expliquer qu’une expérience à l’international peut booster une carrière, étant entendu que les périmètres de responsabilités peuvent être étendus. Mais en matière d’expatriation, il faut toujours penser au retour. Le séjour dure très souvent trois à quatre ans. Dès lors, l’entreprise doit aussi penser à proposer des postes intéressants au retour. Sauf si l’intéressé se décide à prendre un autre chemin.

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