Améliorez vos chances auprès des chasseurs de têtes
2 juillet 2004
Brahim Habriche (1829 articles)
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Améliorez vos chances auprès des chasseurs de têtes

Si un chasseur de têtes vous sollicite, prenez le temps d’en savoir plus sur le cabinet et la proposition présentée.
La sincérité est un gage de confiance pour le recruteur qui possède déjà de nombreuses informations sur vous.
Toutes les négociations doivent être entourées de la plus grande discrétion.

Votre téléphone sonne. Une personne, au bout du fil, vous demande si vous êtes intéressé par une offre d’emploi. Ne soyez pas étonné, c’est sans aucun doute un chasseur de têtes. Ce n’est pas tous les jours qu’on reçoit une telle proposition. Il nous arrive de la recevoir des concurrents, des confrères, de l’entourage familial ou des voisins, mais rarement d’un chasseur de têtes qui prend la peine de vous la communiquer par téléphone.
Comment agir dans ces cas ? S’agit-il d’une proposition sérieuse ? Comment faut-il s’y prendre avec lui ? Faut-il se montrer réservé ou s’emballer de peur de rater une occasion ? En tout cas, au-delà de l’aspect financier, le sentiment d’être courtisé incite souvent à se laisser tenter. Pour Younes Mouhib, DG du cabinet Positif Conseil, «la réponse des cadres au contact d’un chasseur de têtes est généralement plutôt positive. Cette réaction trouve ses sources dans la légitimité et le droit de gérer sa propre carrière et donc de viser ce qu’il y a de mieux pour soi».

Recueillez le maximum d’informations sur la proposition
De prime abord, il faut savoir que la personne que vous avez eue au bout du fil sait tout de vous, ou presque. Généralement ces recruteurs de haut vol ont l’avantage de posséder un réseau relationnel important. Leur connaissance du terrain est aussi avérée et leur base de CV assez importante. Ainsi, leur approche et leur système de filature facilitent la mise en confiance des cadres, alors même que la conjoncture économique n’inciterait pas ces derniers à changer de poste.
Autre constat, la chasse aux «têtes» concerne principalement les cadres de haute performance ou les valeurs sûres sur lesquelles l’entreprise mise, eu égard à leur opérationnalité immédiate et à leur savoir-faire pour réussir un challenge. En somme, tout le monde n’a pas la chance d’être «chassé». Par conséquent, pour augmenter ses chances de l’être un jour, un manager devrait marquer son parcours professionnel d’un certain nombre d’empreintes qui permettront aux chasseurs de têtes de remonter jusqu’à lui. Et les occasions ne manquent pas. La compétence et toutes les qualités humaines qui doivent caractériser un manager sont incontournables, mais généralement, les premiers ciblés sont les plus connus.
Ainsi, pour faciliter son identification, le manager veillera, en tout premier lieu, à être inscrit dans l’annuaire des anciens de son école. «Même s’ils sont rarement répertoriés sur la place, ils représentent néanmoins un vivier d’informations sur les compétences de la place», note Bouchaïb Serhani.
Autres listes très régulièrement consultées par les recruteurs : les annuaires professionnels, qui répertorient l’ensemble des acteurs d’un même secteur d’activité ou encore le répertoire des adhérents des associations professionnelles. Enfin, les listes des participants aux manifestations professionnelles (salons, conférences de presse, congrès, séminaires…) sont autant d’opportunités pour gagner en notoriété tout en affichant son domaine d’excellence. «Les entreprises d’un même secteur se connaissent assez bien pour pouvoir connaître les meilleurs éléments présents dans chaque entité. Certains cadres utilisent aussi cette carte pour augmenter leurs chances», ajoute M. Mouhib.
Toutefois, la meilleure façon de s’assurer que les chasseurs de têtes auront vent de votre parcours et de vos compétences reste de leur faire parvenir un CV pour les informer que vous êtes en recherche active ou, du moins, que vous restez à l’écoute des opportunités. A priori, les cadres astucieux adressent leur candidature aux cabinets spécialisés dans leur secteur d’activité et, si possible, aux consultants en charge des postes correspondants à leur recherche. Attention ! Cette démarche doit être entourée d’une grande discrétion pour éviter les quiproquos avec l’employeur, même si un départ en catimini (ou presque) est toujours perçu comme une trahison.

Gardez le contact avec votre chasseur quelle que soit l’issue des discussions
Une fois les contacts noués avec le chasseur, sachez jouez la sincérité. La proposition du chasseur est peu claire ! A vous d’en savoir plus. Demandez donc plus de détails à votre interlocuteur et prenez le temps de bien étudier les propositions avant de vous engager, même verbalement.
Si vous n’avez aucune intention de bouger, autant le dire clairement, dès le départ. Il est déconseillé d’aller jusqu’au bout des entretiens pour se désister en fin de parcours, uniquement parce qu’on cherchait à en savoir un peu plus sur le client final. Néanmoins, Il convient de toujours laisser une porte ouverte, même si la proposition n’est pas intéressante ou si les discussions n’aboutissent pas. Bref, le cadre peut toujours évaluer l’offre et l’étudier en termes d’opportunités de carrière, de challenge… et de salaire et la comparer avec sa situation actuelle. En outre, une fois ses exigences et ses centres d’intérêt connus, il y a beaucoup de chances qu’il soit rappelé plus tard,pour d’autres besoins

Pour faciliter son identification, le manager veillera à être inscrit dans l’annuaire des anciens de son école, les annuaires professionnels, les répertoires d’associations professionnelles…

Lors des entretiens avec le chasseur de têtes, outre le profil et le parcours professionnel, la culture générale ou même des détails comme la présentation et la ponctualité peuvent faire la différence.

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