IMMOBILIER : Les projets se multiplient malgré la conjoncture
10 mai 2017
Ibtissam Benchanna (651 articles)
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IMMOBILIER : Les projets se multiplient malgré la conjoncture

Logements économiques et sociaux, de moyen standing, de haut standing…, le marché peut satisfaire tous les goûts et les budgets. Si dans les principales villes l’offre est variée, dans d’autres on constate la prédominance d’un segment particulier.

L’offre immobilière à travers le Maroc est très diversifiée. On en trouve de tout, du logement économique jusqu’au luxueux. Elle est très variée aussi en termes de localisation et de type de logement. Et bien sûr, les biens immobiliers vendus ou en cours de commercialisation ont été produits de sorte à correspondre à toutes les bourses.

Si l’on ne prend que les deux principales villes constituant le poumon économique du pays, à savoir Rabat et Casablanca, la production de logements s’est tellement diversifiée qu’on compte actuellement des logements pour la classe moyenne, la classe moyenne plus, la classe intermédiaire qui prétend à un logement de meilleure qualité mais sans répondre aux standards de la moyenne classe, la classe haut de gamme, la classe très haut de gamme à luxueuse… Cette offre riche s’explique par l’existence de plusieurs promoteurs immobiliers professionnels qui produisent des biens immobiliers de qualité. D’ailleurs, ces investisseurs se livrent à une rude concurrence en vue d’attirer la clientèle, et chacun va de ses propres techniques, qui d’assurer des espaces verts, qui de proposer des espaces de divertissement (cinéma, salle de fitness, aire de jeux, piscine), ou encore des commerces de proximité… Ce type d’équipements, on en trouve aussi bien pour le résidentiel destiné à la classe aisée qu’à la classe moyenne. Actuellement, même les logements économiques et sociaux sont proposés avec des équipements dont on ne rêvait même pas 5 ans auparavant. En effet, à un prix conventionné de 250000 DH, ces biens immobiliers sont proposés dans des résidences sécurisées, avec un service gardiennage assuré, piscine, espaces verts et lieux d’attraction pour les enfants et même avec des ascenseurs et un syndic… Encore mieux, les villes intermédiaires entre Rabat et Casa (Skhirat, Bouznika, Mansouria…) qui étaient connues pour abriter des logements moyens à haut de gamme, à titre d’habitation secondaire notamment, commencent à accueillir des résidences à caractère économique et social. «A 5 min de la plage…», «profitez d’une vue sur mer à prix réduit…», «bénéficiez d’un habitat calme dans la résidence de vos rêves»… Les publicités foisonnent dans ces villes. D’ailleurs, plusieurs Marocains souhaitant éviter le vacarme des grandes agglomérations et habiter une ville paisible, font le choix de s’installer dans ces localités, quitte à concéder une trentaine de minutes de route pour se rendre à leur lieu de travail. Ce dernier constat prévaut également pour les villes périphériques à Casablanca, à savoir Bouskoura et Dar Bouazza notamment, dont l’offre immobilière est variée aussi, incluant en plus  des villas, et qui connaît un succès auprès des clients dont l’objectif est de s’offrir un logement loin de la ville.

La présence d’opérateurs professionnels a poussé le marché immobilier dans les villes comme Marrakech, Agadir, Fès et Tanger à se diversifier également. A l’instar des autres villes, le marché propose des biens pour différents types de budgets. A côté de logements construits et achevés, des lots de terrains sont également disponibles, notamment à Marrakech et Tanger.  Sauf que ces terrains, viabilisés et aménagés, sont généralement situés dans les zones périphériques, à l’instar de Malabata à Tanger ou encore la route d’Ourika à Marrakech. En revanche, à Kénitra, Beni Mellal, Meknès, Oujda, Khouribga… c’est le logement social qui prime. Avec le déficit en logements dans ces villes, certains promoteurs ont jugé opportun d’investir ce segment, vu le pouvoir d’achat assez limité des habitants. Il n’empêche que certains projets de moyen et de haut standing, de faible densité, ont vu le jour autour de ces villes.

Notons au final que même la notion de moyen et de haut standing diffère de ville en ville. Si à Rabat et Casablanca, le prix des logements de ce standing se situe en moyenne à 800000 DH, il s’établit à environ 500000 DH dans d’autres villes comme Fès, Oujda…

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