Formation continue : Une voie pour développer sa polyvalence
31 janvier 2018
Brahim Habriche (1919 articles)
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Formation continue : Une voie pour développer sa polyvalence

Postes de direction de haut niveau, entreprenariat, enseignement…, les débouchés qui s’offrent sont nombreux. Sachant que la formation est souvent coûteuse, il faut savoir rapidement rentabiliser son investissement.

Elargir ses compétences, accélérer sa carrière…, le MBA s’est imposé depuis plusieurs années comme la voie d’excellence pour une réussite professionnelle. Des médecins qui  souhaitent acquérir une formation généraliste pour accéder à l’industrie pharmaceutique,  aux ingénieurs qui souhaitent renforcer leurs capacités managériales, en passant par les  juristes et scientifiques en quête d’une double compétence…, on l’aurait bien compris, le MBA constitue un préliminaire à une carrière brillante. «Un MBA doit avant tout répondre à un besoin et non pour avoir juste le label d’une université étrangère sur son CV. En d’autres termes, il faut que la formation permette d’acquérir une compétence supplémentaire utile pour le développement de la carrière», fait noter Ali Serhani, consultant associé au cabinet Gesper Services.

Quelle suite après un MBA ?

La bonne formule consiste à développer sa polyvalence. Par exemple, si on est de formation technique ou scientifique, pourquoi ne pas compléter par une formation à forte dominante commerciale ou financière.  Il s’agit en quelque sorte de devenir «le mouton à cinq pattes» que toutes les entreprises cherchent à avoir dans leur rang. Dans le même ordre, il ne faut pas oublier que les diplômes sont périssables et qu’il faut fréquemment actualiser ses connaissances au fil des ans.

Il faut savoir aussi que la formation se déroule sur une année ou deux. Une formation longue et qui s’accompagne souvent de sacrifices. C’est pourquoi, une fois la formation terminée, les candidats doivent tout faire pour tirer profit de leur MBA, sachant que ce dernier est souvent coûteux et, par conséquent, il faut rapidement le rentabiliser. Des magazines spécialisés dans le classement des formations (Eduniversal, Financial Times, Forbes, Wall Street Journal…) estiment que le retour sur investissement d’un MBA est effectif entre deux à trois ans après l’obtention du diplôme.

Les bonnes écoles et universités ne lésinent pas sur les moyens pour accompagner leurs inscrits vers une nouvelle vie professionnelle, en soignant leurs relations avec les recruteurs. Certains MBA sont même devenus des références pour des secteurs dynamiques (finance, conseil, industrie pharmaceutique…). Les postulants peuvent prendre des renseignements sur les entreprises partenaires du MBA ayant embauché des diplômés des promotions précédentes, informations que l’on trouve sur les sites des business schools sérieuses et dans la presse spécialisée. Ceux qui ne souhaitent pas changer d’entreprise peuvent toujours se renseigner sur leurs possibilités d’évolution au sein de leur structure.  Il ne faut pas hésiter à demander de changer de poste ou une promotion. Les candidats peuvent également réclamer une augmentation salariale. Si le fait de changer d’air s’avère utile, il est important également de rester en contact avec la promotion, les enseignants et les entreprises dans lesquelles les stages ont été effectués. Le contact permet notamment de rester à l’écoute du marché du travail.

Les formations à l’étranger privilégiées

En ce qui concerne les opportunités d’emploi, il convient de souligner que les recruteurs et autres employeurs ont tendance à pister les personnes qui ont suivi une formation à l’étranger. Ces dernières sont avantagées par leur expérience ainsi que leur nrichissement sur le plan culturel et linguistique. Le seul problème est que tout le monde ne peut pas opter pour une formation à l’étranger, notamment pour des raisons de coût.

Les débouchés sur le marché du travail peuvent être nombreux. Par exemple, le MBA Banque et Finance Islamique de l’Université Mundiapolis offre à ses diplômés de multiples débouchés dans le domaine de la finance. Ils peuvent ainsi intégrer des postes de responsabilité dans les établissements financiers (les banques de financement et d’investissement, les banques privées, les sociétés d’assurance…).  Compte tenu des enjeux de globalisation, l’université a également lancé récemment le Global Pan-African MBA qui offre notamment aux candidats des débouchés multiples, dans le domaine de la gestion et du management, au sein d’entreprises marocaines de premier plan, de multinationales ou d’entreprises africaines à fort développement.

L’entrepreneuriat n’est pas en reste, puisque le MBA reste la formation par excellence pour se mettre dans la peau d’un entrepreneur. Certaines entreprises, surtout les grands groupes, vont jusqu’à financer certaines formations à l’étranger pour les cadres dirigeants prometteurs afin de les mettre sur des projets intra-entrepreneuriaux. Enfin, le MBA ouvre également une voie dans l’enseignement. Comme en témoigne Samia El Ouazzani, consultante/enseignante : «j’ai pu également accéder à des postes d’enseignant dans le cycle supérieur, l’occasion pour moi de partager mon expérience et vivre une vieille passion», dit-elle. In fine, c’est la manière dont un détenteur de MBA fera valoir ses compétences et démontrer sa valeur ajoutée qui fera la différence.

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