ENSEIGNEMENT : Entretien avec Yasmine Benamour Administrateur directeur général de HEM
26 avril 2017
Ibtissam Benchanna (693 articles)
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ENSEIGNEMENT : Entretien avec Yasmine Benamour Administrateur directeur général de HEM

HEM vient de fêter son 30e anniversaire qui coincide avec son classement en tant que Business School numéro 1 au Maroc par Campus Mag – Diorh. Elle déroule un plan de développement ambitieux que ce soit pour sa «Grande Ecole» ou son nouvel institut «Med Métiers».

HEM vient d’être sacrée business school privée numéro 1 au Maroc, à la veille de la célébration de ses 30 ans d’existence. Quels sont les critères ayant été pris en compte?

Campus Mag (média centré sur le monde étudiant), en partenariat avec le Cabinet DIORH, ont mis en place une étude afin d’alimenter la réflexion des uns et des autres sur l’attractivité de l’offre marocaine d’enseignement supérieur. Son approche prend un parti-pris fort en s’appuyant exclusivement sur le point de vue des employeurs. Un questionnaire a donc été soumis à un panel de DRH et a porté sur 2 grandes dimensions : le classement de notoriété et le classement par critères (excellence technique, capacité d’intégration des lauréats, adaptabilité, aisance de communication & capacités de réflexion). Les résultats confirment la place de HEM comme Business School privée N°1 au Maroc aussi bien dans le classement global que dans le classement de notoriété. 

Pouvez-vous nous faire le bilan de ces 30 années d’existence ?

HEM est une belle success story. Elle a vu le jour à Casablanca en 1988 alors que l’enseignement supérieur privé en était à ses balbutiements. Son fondateur, Abdelali Benamour, avait un objectif : fonder une école supérieure en gestion d’excellence et former les lauréats qui participeront à la construction du Maroc de demain, des lauréats à l’esprit ouvert, des managers citoyens et porteurs de changement. HEM a développé son propre modèle qui se veut équilibré : au niveau du recrutement des étudiants, équilibre entre logique pédagogique et logique financière; au niveau des programmes, équilibre entre compétences managériales, épanouissement personnel et culture générale de l’apprenant ; au niveau des infrastructures, équilibre entre taille des investissements et nombre d’étudiants attendus.

A HEM, le positionnement est clairement assumé: les étudiants qui y entrent doivent être assez bons et ceux qui en sortent excellents.  Aujourd’hui, HEM est devenue un groupe d’environ 2 000 étudiants avec 6 campus, un centre de recherche (Cesem), une fondation et un institut des métiers à Tanger, avec IFC – Banque Mondiale dans son tour de table.

Comment se porte votre nouvel institut «Med Métiers» ?

«Med Métiers – L’Institut supérieur des métiers industriels» a vu le jour en septembre dernier à Tanger. C’est un de nos projets de développement mené avec IFC – Banque Mondiale dans le cadre de notre plan triennal 2015-2017. Dans un esprit citoyen, ce nouveau modèle d’institut privé vise la formation d’un mid-management en phase avec les besoins économiques de notre pays. «Med Métiers» s’adresse ainsi à des catégories économiquement plus faibles et se distingue, en plus d’un coût des études relativement modéré, par un système complémentaire de crédit-études. Il est complètement distinct de HEM «Grande Ecole». L’année scolaire se passe très bien.

Quel type de formation est le plus prisé par les étudiants chez HEM ?

Il n’y a pas vraiment, à HEM, une filière plus suivie qu’une autre, car chaque spécialité proposée émane nécessairement d’une forte demande du marché du travail et suscite, par là même, l’engouement des étudiants. Ceci étant dit, les spécialités les plus demandées, et qui continueront à avoir de beaux jours devant elles, restent les classiques telles que la finance, la comptabilité, le contrôle, l’audit ou encore le marketing. Nous avons toutefois observé ces dernières années un enthousiasme beaucoup plus prononcé pour des filières telles que le management international et la logistique. HEM a, par ailleurs, plus récemment ouvert une spécialité «Management des Ressources Humaines».

Qu’attendez-vous du nouveau ministre de l’enseignement supérieur en termes de réformes à engager?

Le secteur privé ne représente aujourd’hui qu’un peu plus de 5% des effectifs globaux du supérieur. En synthèse, nous attendons de ce nouveau ministre d’être ouvert et de montrer par des actions concrètes que le système public et le système privé ne sont pas en affrontement mais bien au contraire en complémentarité totale. Nous attendons de lui d’appliquer, enfin, la Charte de l’enseignement et, principalement, de solvabiliser la demande en aidant les parents par le biais d’une défiscalisation des frais d’études par exemple ou par des bourses de mérite. Nous attendons de lui une réforme des différents cahiers de charge en place de façon à les rendre plus logiques et qualitatifs. Enfin, nous aimerions que l’agence d’évaluation mise en place soit indépendante car elle ne l’est pas aujourd’hui. 

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Nous projetons d’ouvrir de nouveaux campus HEM dans d’autres villes marocaines. Le modèle pédagogique conservera naturellement ses fondamentaux (valeurs fortes, sens de l’éthique, sérieux, ouverture à l’international, recherche, etc.) en répondant au mieux aux besoins de l’entreprise et en tendant toujours davantage vers l’excellence. Nous projetons parallèlement de dupliquer le modèle «Med Métiers» au Maroc et probablement plus tard en Afrique. IFC – Banque Mondiale en est ravie.

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