ENSEIGNEMENT : Entretien avec Amine Bensaid Président de l’Université Mundiapolis
19 août 2017
Ibtissam Benchanna (691 articles)
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ENSEIGNEMENT : Entretien avec Amine Bensaid Président de l’Université Mundiapolis

L’Université Mundiapolis met la mobilité et l’employabilité des lauréats au cœur de ses priorités. Des laboratoires de recherche seront lancés en génie civil, énergie-système électrique, génie industriel et aussi avec Bombardier.

Comment qualifiez-vous l’année universitaire 2016/2017 ?

Nous terminons une belle année universitaire avec l’aboutissement de nombreux projets. Tout d’abord, nous sommes très heureux et fiers d’avoir accueilli le Pr Wail Benjelloun, nouveau Provost de l’Université en charge des affaires académiques. A ce jour, l’Université Mundiapolis compte 38 filières, toutes accréditées et réparties en 6 pôles d’enseignement : Sciences de la santé, Ingénierie, Business school, sciences politiques, sociales et juridiques, Classes préparatoires, Formation executive La mobilité et l’employabilité sont nos priorités et de fait nous avons beaucoup œuvré pour assurer à nos étudiants des formations en double-diplomation comme la licence en management et gestion des entreprises et le master management et achat en partenariat avec l’Ecole Nationale de commerce et de gestion (ENCG) de Casablanca, l’Institut d’administration des entreprises de Grenoble et l’Université Savoie Mont-Blanc ; citons aussi le master en science politique avec l’Institut d’études politiques de Bordeaux. Par ailleurs, nous venons de signer un partenariat avec l’Université Auburn aux Etats-Unis.

Concernant nos étudiants, nous pouvons citer la qualification d’une équipe de l’Ecole d’ingénieurs de l’Université à la finale en Allemagne de la célèbre NX.CUP ou encore les projets de recherche sur les objets connectés menés entre nos étudiants et ceux de l’Université Britannique Staffordshire. Autre exemple : le LegalLab, une junior entreprise créée par nos étudiants, supervisée par des professeurs de Mundiapolis et totalement opérationnelle dans le domaine du conseil juridique aux entreprises.

Côté entreprises, nous avons signé un partenariat stratégique avec Bombardier et le GIMAS, et créé une formation par alternance avec une quarantaine d’entreprises partenaires. Permettez-moi de rappeler que 91% de ses lauréats trouvent un emploi en moins de 9 mois. Au niveau des ingénieurs, ce taux frôle les 100%.

Je citerai enfin la contribution de l’université au programme sur la gouvernance des universités initié par la Banque mondiale. J’ai par ailleurs eu l’honneur d’être nommé à la présidence du conseil d’administration de la Commission Fullbright afin de développer la coopération marocaine et américaine dans les domaines de la culture et de l’éducation.

Quelles nouveautés réservez-vous à vos étudiants pour la prochaine rentrée universitaire?

Nous poursuivons notre politique de partenariats et de double-diplomation avec d’autres institutions d’enseignement supérieur en France, Espagne et aux Etats-Unis et ce pour toutes nos filières.

Nous comptons aussi renforcer les possibilités de stages pour nos étudiants partout dans la région et en Europe. Notre programme phare, Mundiatawjih, va être déployé dès la 1ère année et en 2e année, nous lancerons l’accompagnement spécifique sur l’innovation et l’entreprenariat.

En termes de recherche, nous lançons et développons un laboratoire en génie civil, énergie-système électrique, génie industriel. Un autre sera également créé avec notre partenaire Bombardier. Enfin, notre projet est de développer un city campus en plein cœur de Casablanca…

z Quelles sont les filières qui requièrent selon vous des diplomations supérieures et celles qui ne nécessitent qu’un BAC+3?

Si je devais résumer, je dirais qu’il y a un grand besoin sur le marché pour des compétences BAC+3 (de Licence professionnelle), mais nous continuons de constater un engouement pour le BAC+5. En outre, il y a des secteurs (tels que l’aéronautique) où l’industrie marocaine est en train de gagner en valeur ajoutée et qui requiert légitimement des compétences BAC+5 pour des carrières managériales à responsabilité. Au-delà des compétences techniques/métier, il est vrai aussi qu’une durée de cinq ans d’études (dans les programmes BAC+5) offre davantage de temps et d’opportunités pour accompagner et doter les lauréats de compétences comportementales et communicationnelles qui font véritablement toute la différence lors des premiers entretiens d’embauche et tout au long de l’évolution de carrière. Par conséquent, nous avons estimé que cette double-compétence (compétences-métier et compétences comportementales) méritait d’être traitée de manière explicite et délibérée. Nous l’avons mise au cœur du programme pratique (MundiaTawjih-Employabilité) que nous avons déployé depuis plus de 3 ans.

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