La politique noble…
11 septembre 2017
Saad Benmansour (1050 articles)
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La politique noble…

Ce vendredi, quelque 3 000 jeunes se retrouveront à Marrakech pour participer à une université d’été organisée à l’initiative d’un parti politique, à savoir le RNI.

C’est la première rencontre du genre dans l’histoire du parti de la colombe et peut-être parmi les rares dans le champ partisan marocain. Rassembler autant de ressources, de compétences pour débattre des questions qui intéressent le pays et son avenir, échanger les points de vue et probablement se projeter dans l’avenir et tracer les perspectives, est une démarche qui ne peut être qu’applaudie.

Autre partie, autre ambiance mais presque le même registre. Un autre grand parti, en l’occurrence l’Istiqlal, vit depuis quelques semaines au rythme d’une dynamique naissante, à la veille de son congrès et après une période tumultueuse. Cette fois-ci, c’est un candidat au poste de secrétaire général, Nizar Baraka pour ne pas le nommer, qui a eu l’idée de mettre en ligne une plateforme pour permettre à tous les Istiqlaliens de prendre part au débat sur l’avenir du parti. Et visiblement, le débat a été ouvert à toutes et tous sans aucune exclusion. Quelles que soient les sensibilités, les positions, les convictions, l’essentiel pour les promoteurs de cette initiative est que chacun puisse s’exprimer et contribuer à la réflexion collective.

Ce ne sont là que deux exemples, certes, mais qui peuvent probablement renseigner sur l’état d’esprit dans lequel devraient s’inscrire désormais les acteurs du champ politique dans notre pays.

Il ne s’agit plus d’un choix, d’une option mais bel et bien d’une nécessité vitale. Il y va de l’avenir d’abord des partis eux-mêmes. Car, et on a eu des exemples flagrants ces dernières années, la gestion unilatérale, l’exclusion, l’absence de dialogue, la logique des clans et des intérêts personnels ainsi que la politique «spectacle » non seulement ne durent pas mais finissent par anéantir un parti.

D’un autre côté, et c’est le plus important, il y va de l’avenir du pays tout entier. Car quand les partis politiques se retrouvent vidés de leur substance, ils ne remplissent plus leur rôle qui est de représenter les citoyens, de les encadrer. Du coup, toute l’énergie populaire, positive ou négative, ne trouvant pas de cadre structuré pour être canalisée, finira par s’exprimer dans la rue, sur la voie publique sans garde-fous. Ceci est évidemment dangereux.

Mais aujourd’hui, tout n’est peut-être pas définitivement perdu puisque des partis politiques, à l’image de l’Istiqlal ou du RNI, semblent être décidés à retrouver leur rôle premier et, au passage, redonner ses lettres de noblesse à la politique et ont visiblement compris qu’ils ne peuvent le faire que par l’action sur le terrain, loin des discours creux et populistes…

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