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2 mai 2016
Saad Benmansour (1059 articles)
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Cette semaine, deux événements ont fait incontestablement le buzz. Le premier n’est autre que l’ouverture de la 11e édition du Salon international de l’agriculture à Meknès.

Une rencontre qui, au fil du temps, prend du galon, se bonifie et monte en puissance, à l’image de cette formidable renaissance que connaît l’agriculture marocaine depuis quelques années. Le SIAM tombe à point nommé d’abord pour constituer chaque année une belle vitrine du secteur agricole, permettant aux agriculteurs de faire leur mise à jour technique, technologique, aux professionnels d’ici et d’ailleurs d’échanger leurs expériences et leur savoir-faire. Mais c’est aussi et surtout un rendez-vous devenu incontournable pour faire le point sur ce qui a été fait et ce qui reste à faire. Une sorte de bilan annuel qui permet de constater les acquis et les consolider mais également de rectifier le tir.

L’autre fait majeur qui a défrayé la chronique et enflammé les réseaux sociaux cette semaine est l’acte courageux de ce parlementaire marocain qui, devant le chef du gouvernement himself et plusieurs ministres et surtout sous les yeux probablement de millions de téléspectateurs marocains, a présenté en direct sa démission pour motif de promesses non tenues vis-à-vis des électeurs.

Si les deux événements n’ont visiblement et strictement rien en commun, il n’en demeure pas moins qu’au fond on peut trouver un même fil conducteur qui s’appelle le sens des responsabilités.

Car, au-delà de son aspect attractif et spectacle, le SIAM, au fil des années, remplit une fonction cruciale : il permet d’une manière ou d’une autre de faire la reddition des comptes.

Où en est notre agriculture ? Où en est le Plan Maroc Vert? C’est une reddition des comptes spontanée qui a fini par devenir presque obligatoire. Jadis, on aurait pu penser par exemple qu’en année de mauvaise récolte, les responsables s’abstiendraient de tenir la rencontre. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Sécheresse ou pas, bonne ou mauvaise année, ce qui doit être fait, doit se faire : un bilan honnête et objectif. Cela ne peut que donner plus de crédibilité aux politiques publiques.

Et les responsabilités, il faut bien entendu les assumer. C’est ce qu’a fait notre parlementaire en reconnaissant publiquement qu’il assume pleinement son échec et son incapacité à tenir les engagements qu’il a pris au moment de son élection. Même si une telle attitude n’est pas encore la plus répandue, elle est le signe en tout cas que chez notre classe politique il y a un début de changement tout à son honneur et très réconfortant. A applaudir…

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