Viandes rouges : une production  de 612 000 attendue en 2020
20 février 2015
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Viandes rouges : une production de 612 000 attendue en 2020

La filière emploie 1,9 million de personnes et dégage un chiffre d’affaires de 25 milliards de DH. Les investissements programmés dans le cadre du contrat programme 2014-2020 se montent à  5 milliards de DH.

«Atouts et contraintes» était le thème des 1ères Rencontres nationales des viandes rouges, organisées le 11 février à Rabat par la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (FIVIAR) et le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime. Cet évènement, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement de la filière des viandes rouges, issue du Plan Maroc Vert, était l’occasion de faire le bilan du premier contrat-programme 2009-2014, signé entre la FIVIAR et le gouvernement.

Le ministre de tutelle, Aziz Akhannouch, s’est félicité du grand succès et des avancées du contrat-programme ainsi que du dynamisme de la filière. D’après les statistiques de l’année 2013, la filière des viandes rouges emploie 1,9 million de personnes, soit 40% de l’ensemble des emplois du secteur agricole, et réalise un chiffre d’affaires de 25 milliards de DH. La production de viande rouge a, pour sa part, dépassé son objectif  initial de 450 000 t pour atteindre 490 000t. Quant à la consommation, elle a atteint 14,2 kg/habitant/an, soit 4% de plus que l’objectif fixé de 13,5 kg/habitant/an. Ces résultats sont le fait d’un amont jugé «extrêmement positif», du fait de l’amélioration génétique du cheptel bovin, ovin et caprin et du développement des techniques de production.

Douze abattoirs communaux seront concédés

En ce qui concerne l’aval, de nombreuses mesures ont été initiées, telles que l’instauration d’un cadre juridique pour la production de viandes salubres et leur libre circulation, ainsi que la mise en place du premier abattoir privé agréé à Meknès. En outre, l’externalisation de la gestion des abattoirs communaux, au secteur privé, a été entamée par l’agrément d’un abattoir intercommunal à Al Hoceima, alors que trois autres sont en cours à Missour, Laâyoune et Taounate. A cela s’ajoutent 6 projets intégrés et d’agrégation également en cours à Beni-Mellal, Taroudant, El Jadida, Skhirat, Oujda, Rhamna et plusieurs autres projets, notamment la mise à niveau des unités modernes d’élevage.
Le nouveau contrat-programme 2014-2020 prévoit un investissement global de 5 milliards de H, dont 1,45 milliard supporté par l’Etat et 3,55 milliards par le privé.

Trois axes sont retenus. Le premier concerne le développement de l’amont de la filière. Le deuxième axe porte sur l’aval. L’idée consiste en l’aménagement de 14 souks hebdomadaires à bestiaux, l’installation de 40 souks temporaires à l’occasion d’Aïd Al Adha, la  mise à niveau et la passation en gestion déléguée de 12 abattoirs communaux, et la création de 50 unités modernes de distribution et 7 unités de transformation et valorisation des viandes. Le troisième axe est, quant à lui, relatif à la mise à niveau de l’interprofession, l’élargissement de la base des adhérents et l’application des principes de bonne gouvernance, la mise en œuvre du système national d’identification et de traçabilité du cheptel, l’élaboration des guides de bonnes pratiques, la formation aux métiers de viande au niveau du Zoopole d’Ain Jamaa, ainsi que la mise en place d’une stratégie de communication.
Ce nouveau contrat-programme devrait permettre de créer 80 000 emplois directs et de porter la production et la consommation moyenne respectivement à 612 000 t et 17,3kg/hab./an. Le chiffre d’affaires de la filière attendu s’élève à 35 milliards de DH.

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