24 février 2006
Aziza belouas (1463 articles)
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Une bouffée d’oxygène pour les confiseurs

La subvention sur le sucre ne sera plus restituée et les droits de douane sur les intrants seront revus à la baisse

La première mesure entre en vigueur à compter du 1er janvier 2006.

Annoncée officieusement il y a quelques semaines, la suppression de la restitution de la subvention sur le sucre a été officiellement annoncée, il y a quelques jours, par le premier ministre, au bureau de l’AB2C (Association de la biscuiterie, de la confiserie et chocolaterie). La mesure, attendue par le secteur, est effective à compter du 1er janvier 2006. Pour les industriels, «l’adoption de cette mesure est la réparation d’une injustice qui n’avait en fin de compte aucune justification économique valable». La restitution de la subvention par les industriels a été mise en place en 1999, dans le cadre de la réforme du secteur sucrier. Devant l’impossibilité de supprimer la subvention (2000DH/ tonne) sous peine de pénaliser les consommateurs démunis, le gouvernement d’alors avait exigé des industriels qu’ils restituent la subvention.

Cette mesure a, selon AB2C, renchéri le prix du sucre et miné la compétitivité du secteur. Celui-ci a été, rappelons-le, très affecté par la contrebande et les importations en sous-facturation. Globalement, les entreprises ont enregistré une baisse de leur chiffre d’affaires et cinq opérateurs ont dû mettre la clé sous le paillasson. Aujourd’hui, la décision de Driss Jettou permettra au secteur de retrouver sa compétitivité sur le marché local, inondé, durant ces trois dernières années, par les produits étrangers, et de développer ses exportations.

Les droits sur les intrants seront ramenés à des taux variant entre 2,5 et 10 %
Dans le même sens, M. Jettou a aussi proposé une baisse des droits de douane sur les intrants et sur les produits finis. «C’est une approche qui répond tout à fait à nos revendications car nous ne nous battions pas avec les mêmes armes que nos concurrents. Le Maroc a signé des accords de libre-échange avec plusieurs pays arabes, et pour nous permettre de faire face à la concurrence des produits provenant de ces pays, une baisse des droits de douane est nécessaire», commente-t-on à l’AB2C.

Une commission technique réunissant les ministères de l’Industrie, du Commerce extérieur, de l’Agriculture ainsi que celui des Finances, à travers l’administration des douanes, planche actuellement sur ce dossier. Le principe retenu est de ramener les droits de douane sur les intrants (notamment les produits de base comme le lait en poudre, la fève de cacao, la poudre de cacao, les arômes…), variant actuellement entre 10% et 60%, à des taux s’échelonnant entre 2,5 et 10%. La baisse concernera aussi les produits finis, qui resteront toutefois soumis au taux minimum afin d’assurer une protection convenable aux petites industries de transformation.

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