Télécoms : 3 000 localités à couvrir  en voix et data
25 avril 2018
Wiam Markhouss (312 articles)
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Télécoms : 3 000 localités à couvrir en voix et data

Plus de 99% de la population a accès à la voix et au moins 85 % à la 3G n L’ANRT a entamé la mise en œuvre du Programme national du haut débit portant sur le réseau de télécommunications et de data. Elle compte doter une partie considérable des 9263 localités du programme PACTE en technologies
3G et 4G.

Partout dans le monde, le service universel n’est pas généralisé sur tout le territoire. Au Maroc, de nombreuses régions dans l’Atlas, à Azilal ou encore au Sahara se plaignent d’un réseau faible, voire inexistant. D’après l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), la quasi-totalité des localités (99,4%) identifiées ont été couvertes par les services voix (2G) et Internet (selon le cas, EDGE (une technologie pré-3G) ou 3G (pour 25% des localités). Une source bien informée indique que 85% de la population est couverte par les réseaux de communications 3G et plus de 72% par le réseau de quatrième génération 4G. Les zones non peuplées ou qui le sont très peu ne sont pas couvertes par les réseaux de télécommunications et d’internet.

Cette mission d’élargir le service universel est du ressort de l’ANRT qui veille à améliorer l’accès de la population située dans les zones enclavées aux télécommunications et à la data. Après le programme PACTE pour la généralisation de l’accès aux télécommunications entamé en 2008 et achevé en 2012 (ayant identifié 9263 localités soit près de 2,3 millions d’habitants), le programme national du Haut débit (PNHD) vient d’être lancé.

Extension de la couverture 3G et 4G

«En 2016, et à la suite du contrôle des réalisations dans le cadre du programme PACTE et compte tenu des différentes réclamations reçues, un nouvel inventaire des localités/points non couverts a été établi et a permis d’identifier des localités non encore couvertes», relate une source de l’ANRT. «Contrairement au PACTE, le programme PNHD porte non seulement sur l’élargissement du réseau de télécommunications, mais aussi celui des données mobiles (voix et data) dans 3000 sites à raison de 1MDH par site», souligne Ahmed Elazrak, directeur général de Global Communications Development, opérateur d’ingénierie télécoms. L’investissement devrait donc s’élever à au moins 3 milliards de DH.
Parallèlement à cette opération, l’ANRT lance un programme visant à doter une partie considérable des 9263 localités du programme PACTE en technologies 3G et 4G. Ces programmes sont financés par le Fonds du service universel des télécoms (FSUT) qui collecte chaque année 2% du chiffre d’affaires des opérateurs de télécommunication nationaux. «Ce fonds n’a pas pour seule mission d’élargir le service universel, il permet aussi d’effectuer de la R&D et de financer des programmes d’équipement des étudiants en PC portables…», explique M. Elazraq. L’ANRT permet également aux opérateurs de soumissionner pour réaliser des projets de service universel moyennant une subvention déduite de la contribution annuelle de l’opérateur. C’est dans ce cadre qu’Orange Maroc a concrétisé plusieurs projets.

Les opérateurs de Vsat appelés à la rescousse pour connecter à internet des localités rurales éloignées

«Nous avons couvert à ce jour environ 2 000 localités rurales en réseaux 2G et 3G (voix et data), et distribué des équipements et connexions internet à plus de 44 000 étudiants sans compter l’attribution de centaines d’établissements d’enseignement d’équipements télécoms et multimédias ainsi que leur raccordement au réseau internet», confie un cadre d’Orange Maroc. Pour l’opérateur, l’investissement pour le développement du numérique, la qualité du réseau et des infrastructures (dans un contexte où le trafic Internet mobile transporté par ses réseaux a doublé en 2017) tourne autour de 1,2 milliard de DH par an. «Cet investissement devrait s’accélérer à partir de 2018», déclare la même source. Pour sa part, l’ANRT fait appel aux opérateurs dans la couverture de certaines zones qui ne pourront pas être desservis en technologies terrestres en raison de la difficulté ou des coûts élevés. «Dans ce cadre, le comité de gestion du service universel des télécommunications a décidé de mettre en place «l’Initiative VSAT», qui vise à permettre aux opérateurs marocains titulaires d’une licence VSAT (terminal à très petite couverture), à offrir le service Internet, à des clients situés dans des localités rurales éloignées non couvertes en réseaux terrestres. La fourniture des services précités est assurée moyennant une subvention allouée selon des modalités prédéfinies», déclare une source de l’ANRT.
Tout cela permettra d’améliorer le service universel au Maroc qui demeure classé parmi les plus élevés de la région MENA.

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