1 mars 2010
Aziza belouas (1432 articles)
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Sothema baisse le prix de son insuline de 36%

Insulet sera commercialisé à  85 DH au lieu de 134 DH.
Pour renforcer sa position sur le marché local, le laboratoire s’apprête à  lancer la fabrication de vaccins.

Les laboratoires pharmaceutiques commencent à répondre favorablement à la demande du ministère de la santé de réduire le prix de certains médicaments. Sothema vient ainsi de ramener le prix de son insuline, Insulet, fabriqué depuis 30 ans, à 85 DH au lieu de 134 DH, soit une baisse de 36,5%. Cette décision, bien qu’en ligne avec les souhaits du ministère, «relève davantage d’une stratégie interne de l’entreprise», explique Lamia Tazi, DG de Sothema. En 2008, celle-ci a investi dans une unité de produits injectables pour porter la capacité de production de l’insuline à 5 millions d’unités par an.
Même si le laboratoire ne tourne pas à plein régime (à peine 50% des capacités sont utilisées dont 20% pour l’export), la hausse du volume de production, souligne Mme Tazi, a permis une diminution du prix. Et c’est toujours dans le même souci que le laboratoire discute avec le ministère de la santé un projet de fabrication d’un nouveau vaccin, «le Cinquantigène en une dose», un produit agissant contre plusieurs maladies infantiles comme le tétanos, la diphtérie, la coqueluche. Il remplacera, selon les responsables du laboratoire, l’actuel vaccin DTC. Sothema sollicite une subvention de l’Etat pour équiper une unité de production de 60 millions de vaccins. En contrepartie, il s’engage à fournir au marché public (hôpitaux et autres structures étatiques) 1,5 à 2 millions de vaccins par an à un prix préférentiel. Ce projet pourrait mettre fin à la dépendance de l’étranger sachant qu’aujourd’hui les vaccins sont donnés par l’Unicef.

Forte activité sur les marchés étrangers

L’entreprise continue également de consolider ses acquis sur le marché africain, Maghreb compris, où elle exporte depuis plusieurs années. La filiale créée à Dakar (Sénégal), en partenariat avec des partenaires privés, est opérationnelle depuis trois mois. Avec une centaine de salariés, elle fabrique, pour les marchés sénégalais et d’autres pays de la sous-région ouest-africaine, des médicaments traitant de maladies tropicales comme le paludisme ou encore la diarrhée chronique.

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