Plus de 700 entreprises ont été hébergées  par le Technopark de Casablanca depuis 2001
24 juin 2015
Anne-sophie Martin (653 articles)
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Plus de 700 entreprises ont été hébergées par le Technopark de Casablanca depuis 2001

Start-up, PME et grandes entreprises y forment une combinaison gagnante. Le site est occupé à  100% en permanence. Le modèle, déjà  dupliqué à  Rabat à  petite échelle, le sera en septembre prochain à  Tanger.

Le Technopark de Casablanca a gagné en maturité. D’abord pépinière d’entreprises accueillant une cinquantaine d’entreprises à ses débuts en 2001, il est depuis devenu l’un des écosystèmes les plus dynamiques de la communauté des TIC. Quelques belles success stories sont ainsi nées dans ses murs ! Rekrute.com est l’une d’entre elles : né en 2006, le site de recrutement en ligne est désormais leader sur le marché et a déployé ses ailes dans 14 autres pays africains.

«Rekrute a quitté le Technopark il y a seulement un an. Elle est l’une des sociétés qui a le plus bénéficié de notre écosystème mais qui a aussi le plus donné en retour puisqu’elle était l’un des plus importants contributeurs», confie Omar Balafrej, directeur général de MITC, société gestionnaire du Technopark. Peut-être moins connues par le grand public, les sociétés M2T, spécialisées dans la gestion des transactions électroniques sécurisées, Eumatech, chasseur de tête, Dataprotect, opérant dans la sécurité de l’information, ou encore Valuepass, intégrateur de SAP, y sont également nés et s’y sont développées avant de migrer vers des locaux plus spacieux, en dehors du site.

Les start-up de moins de 18 mois paient un loyer de 50 DH/m2 par mois

«Depuis toujours, le taux d’occupation est de 100%, soit 230 start-up et PME. Nous gérons une liste d’attente de 30 à 40 jeunes entreprises qui patientent en moyenne 3 à 4 mois pour s’installer dans nos locaux», poursuit M. Balafrej. Plus de 700 entreprises sont passées par le Technopark depuis 2001 et le turnover annuel naturel est d’une cinquantaine d’entreprises.

Véritable essaim de talents, le Technopark pèse pour 10% du chiffre d’affaires du secteur des TIC au Maroc, soit autour de 800 MDH cumulés chaque année. D’abord accessible aux seules start-up des TIC, le concept a progressivement été ouvert aux «green tech» et aux industries culturelles. Néanmoins, près de 200 entreprises, soit l’écrasante majorité, exercent dans les TIC. Cette surreprésentation est toutefois appelée à évoluer. «Dans les cinq années à venir, notre objectif est d’atteindre les 50% d’entreprises présentes au Technopark opérant dans les TIC», précise le DG du site. A noter que 40% des entreprises présentes le sont depuis moins de deux ans, le reste étant donc installé depuis plus longtemps. Cette répartition crée un équilibre sain. Les loyers dépendent d’ailleurs de la durée d’installation. Alors que les startups de moins de 18 mois ne paient que 50 DH/m2 par mois, un tarif inchangé depuis le début, les autres voient d’abord leur loyer doubler puis augmenter progressivement selon leur durée d’existence. «Nous avons commencé à relever les loyers appliqués aux PME et grandes entreprises depuis deux ans. L’objectif est de faire partir certaines entreprises pour laisser la place à d’autres. Jusqu’à maintenant, les départs se font naturellement», affirme M. Balafrej qui ajoute qu’à chaque échéance du bail, soit tous les 22 mois, les deux parties se rencontrent pour faire le point. De son côté, MITC, dont le capital est réparti entre l’Etat (35%), Attijariwafa bank (17,7%), la BCP et la CDG (17,5% chacune) et la BMCE Bank (12,3%), débourse chaque année 6 MDH pour la location des 30 000 m2 qu’il occupe, dont 70% sont assurés par une publicité que l’on ne peut manquer.

20 MDH pour ouvrir le technopark de Tanger

Devenu un modèle à part entière, Technopark a été dupliqué sans encombre à Rabat et s’apprête à l’être à Tanger, avec à chaque fois les mêmes conditions tarifaires et la même qualité de service et un réseau plutôt étoffé d’accompagnateurs (AFEM, CJD, Réseau Entreprendre Maroc, etc.). «Ouvert en 2012, le Technopark de Rabat s’est rempli en six mois, plus vite que celui de Casablanca», affirme Omar Balafrej. 35 entreprises y sont hébergées et une petite liste d’attente s’est même déjà formée. «Rabat correspond au modèle que nous souhaitons développer dans d’autres grandes villes du Maroc. Une stratégie ralentie par l’ouverture prochaine du Technopark de Tanger qui nous a demandé davantage d’efforts» déclare-t-il. Sur 10 000 m2, ce dernier, qui doit ouvrir au plus tard en septembre prochain, pourra accueillir une centaine d’entreprises. 20 MDH ont été déboursés pour rénover et aménager un immeuble situé en plein centre-ville. «Nous avons beaucoup de demandes d’entreprises. Nous espérons atteindre une trentaine d’entreprises présentes d’ici la fin de l’année», poursuit le DG. Il est d’ailleurs intéressant de noter que de nombreuses entreprises, installées au Technopark de Casablanca, cherchent à s’installer à celui de Rabat ou de Tanger, preuve de leur dynamisme. Depuis sa création, et hors Technopark de Tanger, MITC a investi plus de 40 MDH.

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