Loi de finances 2015 : Mohamed Boussaid récuse l’idée d’une politique d’austérité
31 octobre 2014
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Loi de finances 2015 : Mohamed Boussaid récuse l’idée d’une politique d’austérité

L’investissement public devrait atteindre 189 milliards de DH, en hausse de 2,4 milliards de DH. Toute une série de mesures pour la promotion de l’emploi et le soutien aux entreprises est programmée.

«Le projet de Loi de finances 2015 se veut volontariste dans ses ambitions et réaliste dans ses hypothèses. Il se veut aussi un tournant pour consolider notre modèle de développement économique et social et jeter les bases qui nous permettront d’accéder rapidement à l’émergence économique», a déclaré Mohamed Boussaid, ministre de l’économie et des finances, lors d’une conférence de presse tenue le 24 octobre à Rabat. Selon le ministre, ce projet de loi est loin d’être un budget d’austérité. De même qu’il ne prévoit pas de nouveaux impôts, ni de nouvelles taxes. La pression fiscale s’est d’ailleurs allégée au cours de ces dernières années, passant de 27% en 2008 à 22,3% en 2013.

Parmi les priorités, il y a notamment l’investissement, l’emploi, le soutien aux entreprises, la poursuite des réformes structurelles et sectorielles, ainsi que l’amélioration de la compétitivité de l’économie nationale. C’est ainsi qu’au titre de l’année 2015, l’investissement public devrait atteindre 189 milliards de DH, en hausse de 2,4 milliards de DH par rapport à 2014, dont 54 milliards provenant du budget général. Cette consolidation de l’investissement public devrait permettre la poursuite des grands chantiers d’infrastructure et la mise en œuvre des stratégies sectorielles.

130 milliards de DH pour les secteurs sociaux

La part du secteur industriel dans le PIB devrait s’accroître de 9 points, passant de 14% à 23%, d’ici à 2020. A ce titre, le projet intègre la mise en place d’outils de soutien, à travers la création d’un compte d’affectation spéciale intitulé «Fonds de développement industriel et des investissements» qui sera doté d’une enveloppe de 3 milliards de DH.
Le volet social n’est pas non plus en reste. Une enveloppe de près de 130 milliards de DH est prévue pour les secteurs sociaux (éducation, santé, soutien au pouvoir d’achat), soit près de 52% des crédits du budget général. A cela s’ajoute la création de 22 510 postes budgétaires, soit 25% de plus que l’année précédente.

En ce qui concerne la promotion de l’emploi, le projet de Loi de finances prévoit la mise en place du statut de l’autoentrepreneur et l’élargissement du champ des activités y afférentes ; la mise en œuvre de l’indemnité pour perte d’emploi (250 MDH budgétisés), la réalisation de 60 000 insertions dans le cadre du programme Idmaj, la mise à niveau de 18 000 personnes dans le cadre du programme Taehil, ainsi que l’accompagnement de 1 500 porteurs de projets dans le cadre de l’auto-emploi (TPE et activités génératrices de revenus). Le programme d’intégration des jeunes diplômés est également revu (voir en page 12). Des critères plus favorables sont fixés mais les entreprises seront tenues de respecter certaines conditions pour bénéficier des allègements des charges.

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