L’industrie électrique veut être intégrée au Plan d’accélération industrielle
28 septembre 2015
Naoufel Darif (831 articles)
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L’industrie électrique veut être intégrée au Plan d’accélération industrielle

Plus de 11 000 visiteurs comptabilisés à  la première édition du salon organisée du 15 au 16 septembre à  Casablanca. Les opérateurs sont décidés à  élargir leurs débouchés à  l’étranger.

Vitrine d’exposition du savoir-faire de l’industrie électrique marocaine, le salon Electritec a été un temps fort pour le secteur cette année. «C’est un événement majeur pour notre filière qui a eu pratiquement l’intérêt de tous les intervenants. Il s’agit d’un rendez-vous pour tous les professionnels nationaux et étrangers qui va donner, à coup sûr, une nouvelle impulsion à notre activité pour aller de l’avant», se félicite Réda Sekkat, président de la Fédération marocaine de l’électricité (Femadel), organisateur de la manifestation. Toutes les branches d’activités ont été représentées à cette première édition. Des équipements et installations électriques à la climatisation et smart building, en passant par les installateurs électriciens, les distributeurs de matériels électriques, les systèmes de contrôle et de sécurité et l’éclairage décoratif, ils étaient plus de 105 exposants à présenter leurs produits et prestations à environ 11 000 visiteurs, selon les organisateurs.

La sécurité électrique dans le résidentiel et l’éclairage intelligent au cœur des débats

Outre son aspect commercial, Electritec est également un lieu d’échange et de discussion. Plusieurs rencontres B2B ont eu lieu entre les opérateurs aussi bien nationaux qu’étrangers. Ces derniers (Sénégalais, Maliens, Ivoiriens, Français, Portugais, Tchèques, Tunisiens et autres) ont répondu massivement à l’invitation de la fédération, qui travaille à l’élargissement des débouchés. A cet égard, «une convention de partenariat sera signée incessamment avec l’Association marocaine des exportateurs pour bénéficier de son expérience africaine et pour organiser des actions communes, tant en Afrique qu’en Europe et Asie», annonce le président de la Femadel.

Par ailleurs, plusieurs thématiques actuelles qui préoccupent au plus haut degré la majorité des opérateurs avaient été inscrites dans le programme scientifique de l’évènement. Deux d’entre elles ont été mises en évidence lors des plénières et tables rondes tenues en marge du salon : la sécurité électrique des installations dans les logements résidentiels et l’éclairage intelligent.

Le dossier de la sécurité électrique en général et de la sécurité des installations dans les logements résidentiels fait l’objet d’un travail conjoint Etat-Femadel. «Une feuille de route comprenant l’établissement d’un guide de la sécurité électrique, la publication d’une réglementation sur le contrôle des installations électriques et la création d’un organe de contrôle est établie», annonce M. Sekkat. Selon lui, ce travail est important car il vise non seulement à assurer la sécurité électrique et lutter contre les accidents, mais aussi à relever le niveau d’organisation et de technologie du pays qui aspire exporter davantage son savoir-faire et ses produits. Ce dossier est également porteur de grandes possibilités de développement de la formation des électriciens en place et de la création d’emplois pour les jeunes qui souhaitent être salariés dans le secteur ou créer leur propre entreprise.

Pour l’éclairage intelligent, ou Smart Grid, les différents intervenants ont rappelé l’efficacité des nouveaux procédés utilisant les dernières technologies. Une expérience pilote est même en cours à Oujda avec le déploiement de plusieurs installations intelligentes dans la ville.

La fédération garde un œil sur les délais de paiement

Cela dit, plusieurs dossiers majeurs mobilisent la fédération depuis quelques mois. Les délais de paiement et les soucis de trésorerie qui en résultent figurent à la tête des préoccupations. «La mobilisation reste totale tant vis-à-vis des paiements publics que du privé», affirme M. Sekkat. Les marchés publics et leurs procédures constituent un autre sujet de taille. «La dématérialisation avance, c’est une excellente chose. Les opérateurs veulent encore plus de facilitation pour les PME et une préférence nationale réelle et appliquée», confie-t-il. En parallèle, la profession suit de très près les problèmes transversaux de la fiscalité et du marché du travail. Mais son objectif immédiat est d’intégrer le Plan d’accélération industrielle et ce, pour mettre en place un plan stratégique de développement d’écosystèmes performants afin de mobiliser les grandes potentialités que recèle l’industrie électrique.

«La compensation industrielle et la remontée des chaînes de valeurs doivent aider la filière de l’électricité à renforcer son chiffre d’affaires et sa valeur ajoutée à travers le transfert de technologie, l’émergence de nouvelles industries et le développement de nouveaux produits et services à l’exportation», commente M. Sekkat. Pour le moment, le Maroc a décidé d’investir environ 200 milliards de DH dans l’énergie d’ici 2020, en grande partie dans le secteur de l’électricité, selon les projections du ministère de l’énergie et des mines.

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