Les voitures d’occasion auront bientôt leur argus
18 avril 2014
Naoufel Darif (776 articles)
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Les voitures d’occasion auront bientôt leur argus

Un guide est en cours d’élaboration par le Groupe Argus, spécialiste français du véhicule d’occasion. Des cotes basées sur l’à¢ge, le kilométrage, l’état d’entretien et les caractéristiques techniques du véhicule seront fixées.

Les prix des voitures deuxième main seront bientôt répertoriés dans un argus. C’est ce qu’annonce le management du spécialiste français des solutions pour les professionnels du véhicule d’occasion, Groupe Argus, qui vient tout récemment de s’implanter au Maroc. «Le marché du véhicule d’occasion marocain est en plein essor.

Il s’agit, toutefois, d’un marché encore peu structuré, où les transactions s’effectuent généralement de gré à gré. Or, les acheteurs recherchent de plus en plus des circuits d’achat fiables qui leur garantissent la qualité des véhicules et la transparence des prix», explique Alain Mazzocut, directeur valorisation chez Argus. Selon lui, dans la quasi-majorité des transactions, le vendeur impose son prix à un acheteur en manque de repères.

Partant de ce constat, le groupe français planche sur l’élaboration d’un référentiel de prix pour les voitures d’occasion, et ce, selon l’âge du véhicule, le kilométrage parcouru, les spécifications techniques (motorisation, cylindres, options…) et l’état d’entretien. «Notre objectif est de faciliter les transactions entre les particuliers et les professionnels.

L’argus apportera une certaine régulation au marché et, partant, le rendra plus transparent», explique M. Mazzocut. Pour lui, ceci est de nature à agrandir le marché. «Les concessionnaires veulent capter une partie du business qui leur échappe, notamment avec le réaménagement fiscal de la TVA, mais pas au détriment des acteurs qui font aujourd’hui le marché», insiste-t-il.

La région d’immatriculation est déterminante dans la cotation

Sur l’argus, la cote d’un véhicule peut correspondre soit à sa valeur de reprise, soit à cette valeur augmentée de la moitié des frais de remise en l’état. «Bien entendu, la logique d’utilisation de l’argus diffère selon qu’il s’agit de professionnel ou de particulier. Le premier, porté sur le bénéfice, vendra ou achètera généralement avec une différence de plus ou moins 15% par rapport à la cote, tandis que le second se contentera en principe d’un prix autour de la cote», explique M. Mazzoccut.

Cela dit, les hypothèses de travail qui ont été retenues comme préalable à l’élaboration du guide ont pris en considération des facteurs qui déterminent partout le prix d’une voiture d’occasion en plus de certains qui sont spécifiques au marché marocain. Selon le spécialiste du Groupe Argus, déjà au Maroc, la demande est très prononcée sur les véhicules d’occasion de moins de 100 000 DH.

Du coup, ils subissent une décote plus faible que les autres voitures d’occasion, beaucoup plus faible que ce qui est observé en Europe.
Aussi, la vignette est constante alors qu’elle est dégressive ailleurs. «Ainsi, une 3 litres TDI vieille de 6 à 7 ans sera moins chère puisqu’elle doit acquitter annuellement une vignette de 6 000 DH alors qu’elle n’est que de 1 000 DH en moyenne dans le régime dégressif», note le directeur Valorisation du groupe Argus.

De plus, au Maroc, les plaques d’immatriculation du véhicule renseignant sur sa région semblent avoir un capital image qui fait que les prix diffèrent selon les villes. «Les voitures immatriculées à Rabat se vendent mieux et plus facilement, suivies de celles de Casablanca. A l’opposé, les véhicules originaires du Nord n’ont pas le même attrait auprès des acheteurs», explique M.Mazzocut.

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