Les délais de paiement sont à l’origine de 40% des défaillances d’entreprise
10 avril 2018
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Les délais de paiement sont à l’origine de 40% des défaillances d’entreprise

Très peu d’entreprises respectent scrupuleusement leurs engagements financiers. La banque a signé trois conventions de partenariat pour faciliter l’essor des écosystèmes.

Depuis plusieurs années, beaucoup d’entreprises marocaines fonctionnent avec une trésorerie tendue. Et pour cause, la multiplication des impayés dans tous les secteurs et l’allongement des délais de paiement. Des phénomènes susceptibles d’entraîner des réactions en chaîne sur l’ensemble des parties prenantes. Malgré la prise de conscience généralisée de l’importance de payer leurs fournisseurs à temps, seules 11% des entreprises respectent aujourd’hui les délais de paiement. C’est ce qu’a révélé Mohamed El Kettani, PDG d’Attijariwafa bank, lors de la rencontre autour du thème: «Ecosystèmes donneurs d’ordre-fournisseurs : des modèles pragmatiques face aux délais de paiement», organisée par le groupe bancaire le 3 avril à Casablanca. Les études d’Inforisk confirment ce constat. Les délais de paiement seraient responsables de 40% des défaillances d’entreprise au Maroc et provoqueraient la faillite de quelque 3 600 sociétés, indique le cabinet.

Selon M. El Kettani, la problématique est ancrée et surtout culturelle. «Les entreprises de la région du Nord sont beaucoup plus assidues en matière de paiement. Malheureusement, plus on descend vers le Sud, plus les délais de paiement sont conséquents», poursuit-il.

Front commun contre les abus des mauvais payeurs

Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie, du commerce et de l’économie numérique, a ajouté que «la prise de conscience a été longue, même si des solutions ont été avancées, débattues, acceptées ou refusées». Et le ministre de préciser : «La contribution de tout un chacun est primordiale et qu’un effort important doit être fait dans la lutte contre les abus des mauvais payeurs. Si un combat devait être mené au niveau des mœurs, il faut que l’Etat soit exemplaire en la matière».

Pour sa part, Meriem Bensalah Chaqroun, présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), situe le problème au niveau de l’absence de l’applicabilité des textes réglementaires.
L’événement a aussi été marqué par la signature de trois protocoles d’accord. Le premier est un mémorandum d’entente entre Attijariwafa bank et le groupe Cosumar pour la mise en œuvre d’une solution de supply chain finance en faveur de son écosystème de fournisseurs. Le deuxième porte sur la labellisation de l’offre supply chain (chaîne d’approvisionnement) d’Attijariwafa bank par la Société financière internationale (SFI) – Groupe de la Banque mondiale). La banque a signé une troisième convention avec Maroc PME concernant les mesures d’accompagnement et de formation des TPME opérant dans les écosystèmes.

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