Le détail des missions des nouvelles sociétés  de développement local de Casablanca
27 mai 2015
Younes Tantaoui (435 articles)
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Le détail des missions des nouvelles sociétés de développement local de Casablanca

Réhabilitation de l’ancien marché de gros, gestion des abattoirs de volailles, rénovation d’enceintes sportives, gestion de l’actuel marché de gros des fruits et légumes… Les premières missions qui leur sont confiées. La ville continuera de leur verser des ressources financières pour couvrir certaines charges.

La polémique qui avait accompagné l’annonce de la création de nouvelles sociétés de développement locales n’a pas fait reculer Mohamed Sajid, maire de Casablanca, et son équipe. Après de longs mois de débats houleux, les trois SDL (Casa Patrimoine, Casa Prestations et Casa Animation & Event) sont aujourd’hui bien là et ont même commencé leurs nouvelles missions. Lors de la dernière session du Conseil de la ville tenue fin avril, plus d’une dizaine de conventions conclues entre la Commune urbaine et les trois SDL ont été validées par les élus, actant ainsi l’entame d’une nouvelle ère dans la manière de gérer la métropole.

Certes, à lire leur contenu que livre La Vie éco en avant-première, elles ne se sont pas encore vu confier la gestion de certains dossiers brûlants comme il était attendu, à l’exemple de celui de la revalorisation du patrimoine en location (Sqala, Club Lido, Complexe Zénata…). Elles ont cependant hérité de la gestion de certains autres dossiers qui ont longtemps fait l’objet de vifs débats sur la scène publique. C’est le cas par exemple du projet de réaménagement de l’ancien marché de gros, du suivi de l’exécution des contrats de gestion déléguée des services de propreté ou encore de la gestion de l’actuel marché de gros des fruits et légumes.

Reporting et un suivi réguliers de l’exécution des missions

A travers ce choix, les autorités de la ville tentent de faire passer un message clair aux détracteurs des SDL, en faisant de ces sociétés une solution à la résolution de dossiers qui sont longtemps restés enfouis dans les tiroirs de la Commune urbaine. En prime, il a été inclus dans les différentes conventions des articles prévoyant des reportings et un suivi régulier de l’exécution des missions par la Commune urbaine, soit là encore une manière de rassurer ceux qui craignaient que la création des SDL soit une manière d’exclure le Conseil de la ville de la gestion des principaux dossiers qui concernent la métropole.

Ce qu’il faudra néanmoins retenir, et c’est une arme que pourront toujours brandir ceux qui persistent à renier l’intérêt de ces sociétés, c’est que les différentes conventions prévoient des ressources régulières qui seront versées aux différentes sociétés, de quoi renchérir le coût de certains projets qui pouvaient être gérés par les équipes de la commune. A titre d’illustration, pour la majorité des projets de rénovation ou de réhabilitation d’infrastructures concernées par les conventions, la Commune urbaine devra verser 10% du coût global comme frais de gestion aux SDL.

Comment seront gérées ces ressources ? Le gain en efficacité qui découle de la création des SDL couvrira-t-il ce surcoût ? Parviendront-elles à faire gagner des bénéfices à la commune ? Ces questions continueront à être posées avec insistance par les élus, dont certains oseront clairement en faire un argument dans leur prochaine campagne électorale.

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