Le baromètre ANIT/In Extenso, un des rares outils de suivi des revenus des hôteliers
18 décembre 2015
Anne-sophie Martin (653 articles)
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Le baromètre ANIT/In Extenso, un des rares outils de suivi des revenus des hôteliers

Il livre chaque trimestre ses résultats issus de l’analyse des indicateurs d’un peu plus de 80 établissements. Véritable outil d’aide à la prise de décision, il ne lui reste qu’à mobiliser davantage d’hôteliers.

Tout autant que pour les autres secteurs, la transparence est un atout indispensable pour la prise de décision dans le tourisme. C’est en partant de ce constat que le tableau de bord de l’hôtellerie, initié par l’Association nationale des investisseurs touristiques (ANIT) avec In Extenso, membre du groupe Deloitte, livre chaque trimestre ses résultats issus de l’analyse des indicateurs qu’ont bien voulu lui transmettre un peu plus de 80 établissements. «Ce sont des statistiques qui restent rares et manquent de valorisation. L’ambition de l’ANIT est de combler un manque que nous constatons au jour le jour», confie un opérateur touristique convaincu du bien-fondé du baromètre.

L’intérêt d’un tel baromètre repose sur les précieuses informations qu’il fournit, à savoir la recette moyenne par chambre louée (RMC) et le revenu moyen par chambre disponible (RevPAR) qui reflètent les performances d’un établissement en termes de fréquentation et de prix moyen. Condensés par trimestre et par segment (milieu de gamme, économie, haut de gamme et luxe, selon les régions), ces indicateurs permettent aux hôteliers d’appuyer leur discours.

La moindre baisse des arrivées a un impact important sur les résultats

«Une baisse de 3 à 4% des arrivées de touristes engendre mécaniquement une perte de 7 à 8% sur les nuitées. Cette dernière va elle-même se traduire par une diminution du temps de séjour. Il y a un réel effet prix. Lorsqu’un tarif moyen baisse de 2 à 5%, il entraîne inévitablement une diminution de 10 à 11% du chiffre d’affaires, puis une chute de 20 à 25% de la marge brute et des résultats amputés de 50 à 60%», explique notre opérateur. «Jusqu’à 75% de nos charges sont fixes. Le moindre frémissement du chiffre d’affaires a des répercussions sur le bilan», se lamente-t-il. Cette information est utile quand il s’agit de mobiliser les autorités pour agir face à des chiffres en baisse, même relative. Il n’est en effet pas rare que les hôteliers s’inquiètent alors que les institutionnels temporisent. Reste que le baromètre manque encore de représentativité. La mention «observatoire en développement dont les échantillons et la segmentation sont susceptibles d’évoluer», suivie de la précision «des segmentations plus précises et de nouvelles destinations viendront progressivement compléter cet outil» rappellent cet état de faits. Avec plus de 3 000 établissements classés au Maroc, le baromètre dispose d’une large marge. Pour maximiser ses chances, il lui suffirait de s’allier du même coup avec la Confédération nationale du tourisme (CNT), la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH) et/ou l’Observatoire du tourisme.

Mots-clés tourisme

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