L’arganier à l’heure de la valorisation
12 décembre 2015
Abdessamad Naimi (302 articles)
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L’arganier à l’heure de la valorisation

L’arbre emblématique marocain est menacé par les cultures intensives consommatrices d’eau, l’urbanisation et la surexploitation des ressources fourragères de la forêt.

Arbre endémique du Maroc, l’arganier a gagné ces dernières années ses lettres de noblesse dans l’agroalimentaire comme dans l’industrie cosmétique.

On se l’arrache dans le monde  pour ses vertus médicinales et nutritives. Cependant, l’arganeraie est soumise à une dégradation accentuée à cause de l’installation de cultures intensives consommatrices d’eau, l’urbanisation et la surexploitation des ressources fourragères de la forêt. Raison pour laquelle l’agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) organise, en collaboration avec toutes les structures concernées, la 3e édition du Congrès international de l’arganier les 17, 18 et 19 décembre 2015, à Agadir.

«La protection et la gestion rationnelle de l’arganeraie dans le cadre d’une stratégie de développement intégrée restent les seuls garants pour en assurer la durabilité. La patrimonialisation de l’arganier et des pratiques et savoir-faire qui lui sont liés jouent certes un rôle de levier pour le développement durable et une composante fondamentale du développement humain», indique l’agence dans un communiqué. De même, davantage d’efforts sont à déployer pour assurer une contribution effective dans l’économie locale. «En vue de capitaliser et de tracer des perspectives en matière de recherche scientifique, le Congrès international de l’arganier est un rendez-vous de rencontres et d’échanges entre les membres de la communauté scientifique et un lieu de communication et de valorisation des travaux de recherche effectués sur l’arganeraie et l’arganier», expliquent les organisateurs.

Des prix seront remis à de jeunes chercheurs

L’objectif étant le partage des connaissances scientifiques et techniques entre les chercheurs nationaux et internationaux, les gestionnaires, les acteurs économiques et les utilisateurs dans le but de contribuer à la consolidation d’un plan d’action visant le développement de la filière de l’arganier sur des bases scientifiques solides.

Pour cette édition, les axes de recherche retenus portent sur la structure et fonctionnement de l’écosystème arganeraie.

Puis viennent des questions plus techniques telles que l’agroforesterie, l’intensification et la biotechnologie. Mais là où les organisateurs veulent mettre le paquet, c’est au niveau de la valorisation et de la création d’une économie propre aux produits de l’arganeraie. Enfin, les questions cruciales de patrimonialisation et des changements sociaux seront abordées. En plus de certaines activités organisées en marge du congrès comme les visites de terrain, des prix seront  remis à de jeunes chercheurs. C’est là un moyen d’encourager le travail scientifique dans ce domaine.

Pour rappel, les deux premières éditions ont été un réel succès : 932 congressistes, 12 pays invités et 217 communications ont été faites autour d’un événement qui prend de plus en plus d’ampleur…

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