3 décembre 2004
Lavieeco (24777 articles)
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L’accord d’Agadir n’entrera probablement pas en vigueur en janvier 2005

Le texte n’est pas encore passé en Conseil des ministres, sans compter son adoption par le Parlement.

Contrairement à ce qui était prévu, l’accord d’Agadir consacrant la création d’une zone de libre-échange entre le Maroc, la Tunisie, l’Egypte, et la Jordanie, n’entrera pas en vigueur à la date prévue, soit à partir du 1er janvier 2005. La raison est que le texte, passé en Conseil de gouvernement, n’a pas encore été approuvé par le Conseil des ministres ni par les deux Chambres du Parlement. A ce jour, tout laisse croire que sa présentation au Parlement ne pourra pas avoir lieu avant la prochaine session de printemps. Sa mise en application serait donc pour le deuxième trimestre 2005.
Le Maroc a pris du retard, ce qui n’est pas le cas des autres pays membres de l’accord qui, eux, sont bien avancés dans le processus de mise en place de ce grand marché. L’Egypte et la Tunisie ont déjà bouclé le processus réglementaire, et la Jordanie est sur le point de le ficeler.

Une baisse du coût de l’électricité pour les gros consommateurs
En attendant, et pour doper la compétitivité des entreprises marocaines, le gouvernement est en train de préparer un réaménagement des tarifs de l’électricité en vue de réduire le coût pour les entreprises qui opèrent en continu. Ce réaménagement , décidé suite à la remarque des industriels sur le coût élevé de l’électricité par rapport à l’Egypte, entrera en application, à partir du début de l’année 2005.
En attendant, on explique que l’exonération totale de droits pour les produits industriels, dès l’entrée en vigueur de l’accord, a été dictée par deux facteurs essentiels.
Premièrement, l’accord conclu avec la Ligue arabe propose déjà un taux d’entrée nul pour les produits industriels dès 2005. Celui d’Agadir ne pouvait alors pas proposer des conditions moindres que l’accord de la Ligue arabe.
Deuxièmement, la construction d’une vraie zone de libre-échange au niveau des pays du sud de la Méditerranée devrait encourager les entreprises européennes à investir dans ces pays pour profiter des avantages d’un marché commun avant 2012, fixée pour l’entrée en vigueur de l’accord d’association avec l’Union européenne. En effet, passé cette date, «les entreprises européennes à la recherche d’un marché ne tireront plus autant d’avantages que maintenant, en délocalisant, compte tenu du fait que leurs exportations, vers les pays sud de la Méditerranée, seront déjà exonérées de droits de douane», avance un haut fonctionnaire

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