Dattes : 128 000 tonnes récoltées en 2016
6 novembre 2016
Wiam Markhouss (322 articles)
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Dattes : 128 000 tonnes récoltées en 2016

La production est en hausse de 16% par rapport à 2015 n 1,8 million de nouveaux palmiers ont été plantés, soit 60% de l’objectif à l’horizon 2020.

Organisée sous le thème «La préservation des oasis face aux changements climatiques», la 7e édition du Salon international des dattes au Maroc (Sidattes) s’est tenue du 27 au 30 octobre à Erfoud. La thématique revêt toute sa légitimité dans le contexte de la COP 22. Et pour cause, le palmier dattier est cultivé dans les oasis qui bordent les grands fleuves tels que le Ziz, le Drâa, le Gheris et le Guir ou autour des nappes phréatiques de Baniou et du Saghro et près des sources qui longent l’oued Zousfana à Figuig. Ces écosystèmes fragiles méritent une attention particulière. Pourtant, la productivité de la filière phœnicicole est en hausse de 16% en 2016 par rapport à l’année précédente grâce notamment au contrat-programme 2010-2020 signé avec les organisations interprofessionnelles (Fimadattes et Fenaprod) dans le cadre du Plan Maroc Vert. En termes d’emplois, la filière phœnicicole procure chaque année 2,3 millions de journées de travail et génère des retombées économiques non négligeables. Le bilan de mi-parcours est déjà très encourageant.

Le défi est de se doter d’équipements de stockage

Ainsi, 1,8 million de nouveaux palmiers ont été plantés, soit 60% de l’objectif fixé à 3 millions en 2020. L’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (Andzoa) espère concrétiser cet objectif à l’horizon 2018, c’est-à-dire 2 ans avant l’échéance. Quant au chantier de réhabilitation d’anciennes palmeraies, il se poursuit sur 48 000 ha et leur extension en vergers modernes sur 17 000 ha. Le programme 2011-2020, dont l’investissement est de 7,7 milliards de DH, auquel l’Etat contribue à hauteur de 5 milliards, comprend également un volet de développement durable où la préservation de l’eau a une place de choix. Dans ce cadre, la superficie de plantation dédiée au goutte-à-goutte dans les palmeraies a connu une nette augmentation. «En somme, 11 000 ha sont déjà équipés en goutte-à-goutte», déclare un responsable à l’Andzoa. Suite aux efforts fournis pour développer la filière, la production composée d’une dizaine de variétés est en progression de 16% en 2016 par rapport à 2015, à 128 000 tonnes, soit 80% de l’objectif fixé en 2020. La moitié de cette production est vendue sur le marché domestique. 30% sont destinés à l’autoconsommation et 20% à l’alimentation de bétail. Mais l’Etat veut aussi introduire les produits transformés à base de dattes (20 000 tonnes en 2020) et développer les exportations de dattes de qualité supérieure pour atteindre 5 000 tonnes. Le volume de dattes fraîches conditionnées devrait atteindre 70000 tonnes à l’horizon 2020. Les besoins sont encore significatifs. Aujourd’hui, seulement quelques milliers de tonnes de dattes sont stockées alors que le besoin national pendant Ramadan est de 45 000 tonnes. D’où le recours à l’importation pendant ce mois sacré. C’est la raison pour laquelle 39 unités de stockage frigorifique, de conditionnement et d’emballage des dattes sont construites ou en cours de réalisation. Le contrat-programme vise une capacité globale de 30 000 tonnes à l’horizon 2020. Et pour améliorer les conditions cadres de la filière phœnicicole, 24 groupements d’intérêt économique (GIE), qui se veulent des pôles de développement solidaire, ont vu le jour dans plusieurs régions. Leur mission est de fournir des services tels que les opérations de renforcement des infrastructures de base, d’encadrement des agriculteurs et enfin de valorisation et de commercialisation des dattes.

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