Caisse centrale de garantie : chaque dirham investi par l’Etat lui rapporte 1,50 DH sur 5 ans
6 novembre 2017
Reda Harmak (1097 articles)
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Caisse centrale de garantie : chaque dirham investi par l’Etat lui rapporte 1,50 DH sur 5 ans

80% des entreprises appuyées par la caisse n’auraient pas pu décrocher un crédit sans la garantie institutionnelle. La CCG hôte du 3e Forum international sur la garantie institutionnelle dans la région MENA.

La Caisse centrale de garantie (CCG) était, en fin de semaine passée, l’hôte du 3e forum international sur la garantie institutionnelle dans la région MENA. La manifestation organisée pour la première fois au Maroc, après la Jordanie et l’Egypte, vise à présenter les meilleures pratiques régionales et mondiales en matière de garantie étatique. Le Maroc est parti en éclaireur en la matière, sachant que le système national remonte à 1949, ce qui en fait le plus ancien de la région mais aussi un des plus avancés. Ainsi, le Maroc est par exemple pionnier sur la facilitation de l’accès au financement du logement grâce à la garantie étatique Damane Sakane, aujourd’hui bien rodée.

Le bilan est particulièrement bon pour la CCG (devenu acteur public unique en matière de garantie institutionnelle depuis 2009) sur les dernières années avec une accélération de la progression de son activité en faveur des entreprises dont le volume des crédits garantis a quadruplé. Notons spécifiquement que la garantie des crédits aux TPME s’est hissée aujourd’hui à 14% des financements totaux accordés à cette cible au lieu de 6% il y a une décennie.

Une marge importante d’amélioration

L’événement était aussi l’occasion pour le management de la CCG d’égrener quelques autres indicateurs issus d’une récente étude qui évalue l’impact de l’activité de la CCG. Il en ressort que chaque dirham investi par l’Etat dans la caisse rapporte 1,50 DH sur les 5 années suivantes, des retombées issues notamment des recettes d’impôts. Autre chiffre parlant, l’action de la caisse génère une additionnalité de 80%, comprendre par là que 80% des entreprises appuyées par la caisse dans leur financement n’auraient pas pu décrocher un crédit sans la garantie institutionnelle.

En tout état de cause, les systèmes de garantie dans la région MENA conservent une importante marge d’amélioration. Il ressort en effet d’une enquête de la Banque Mondiale publiée en 2016 que ces mécanismes, au demeurant relativement jeunes (leur âge moyen est de 12 ans contre une moyenne mondiale de 21 ans) enregistrent des taux de défaut plus importants que ce qui est constaté dans le monde entier. En effet, dans la zone, la part des garanties non performantes dans l’encours de garantie total se situe à 3,8% contre une moyenne de 2,5% dans le monde, avec un plus bas de 1% observé en Asie.

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