700 MDH par an de jouets importés, 55% proviennent de Chine
9 janvier 2009
Aziza belouas (1431 articles)
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700 MDH par an de jouets importés, 55% proviennent de Chine

Noël, fêtes de fin d’année et Achoura : des dates rapprochées qui ont mis la pression sur les revendeurs.
A Benjdia, les commerçants réalisent 20 à  25 % de leur chiffre d’affaires annuel.
Un marché très atomisé.

Les magasins de jouets n’ont pas chômé durant ces dernières semaines et certains commerçants avouent même avoir eu du mal à répondre à la demande. En effet, les dates de Noël, des fêtes de fin d’année et de Achoura étaient très rapprochées cette année, sur deux semaines. Il a donc fallu s’organiser, gérer les stocks et prévoir la nature de la demande. «Pour nous, Achoura est une période importante durant laquelle les ventes augmentent de façon substantielle.
Nous réalisons 20 à 25% de notre chiffre d’affaires annuel à ce moment-là», se réjouit le gérant d’une boutique de jouets du quartier casablancais de Benjdia, connu pour vendre ce type de produits. Une information confirmée par certains de ses confrères, alors que d’autres restent peu diserts quand il s’agit d’argent.
Selon les commerçants, la demande porte essentiellement, durant cette période, sur les poupées, les pistolets et les épées. L’offre est cependant très large et comprend également les consoles de jeux, les bicyclettes et, sans surprise, des jeux de société contrefaits importés de Chine et d’autres pays asiatiques, comme la plupart des jouets proposés dans ce quartier.
Les prix affichés, de 10 à 250 DH, montrent que la cible est constituée des catégories socioprofessionnelles à pouvoir d’achat modeste voire très limité. Pour une famille de trois ou quatre enfants, le budget Achoura peut se limiter à 100 DH, fait remarquer un commerçant !

Les grandes surfaces profitent des bons d’achat offerts par les entreprises
C’est le contraire dans les grandes enseignes étrangères (Maxi Toys, Jouet Club, La Grande Récré, Jouet 9…) installées dans les quartiers aisés de Casablanca, entre autres le Triangle d’or et le Maârif. Certains gérants s’accordent à dire que la demande augmente légèrement pendant la fin de l’année et qu’il n’y a pas d’affluence à l’occasion de Achoura. Ils indiquent par ailleurs que les ventes s’étalent sur toute l’année. Ces enseignes occupent plutôt un segment haut de gamme, si l’on considère les prix des jouets ainsi que les jeux proposés. A côté des produits classiques comme les poupées, on trouve des jeux éducatifs et de société, très demandés, contrairement à ce qui se passe à Benjdia. En effet, le jeu (ou le jouet) est aujourd’hui considéré de plus en plus comme un outil d’apprentissage. C’est pourquoi des jeux comme «Apprendre à compter en s’amusant», «Des chiffres et des lettres» ou les «Incollables» font un tabac. Mais ces jeux ne volent quand même pas la vedette aux poupées, Dora et Barbie, dont les prix atteignent les 400 DH, ni aux grosses voitures électriques commercialisées à environ 5 000 DH, sans compter les inévitables consoles de jeux Playstation et autres Wii. Sont également vendus dans ces magasins les dînettes pour petites filles, les masques, les billes ou encore les célèbres pogs.
Dans ces boutiques, pour fidéliser les clients, on propose plusieurs services, notamment l’offre de chèques cadeaux, des cadeaux pour les enfants clients à l’occasion de leurs anniversaires. Selon un gérant de magasin, «certaines familles déposent des listes d’anniversaire auprès des grandes enseignes pour éviter aux enfants de recevoir les mêmes cadeaux». Sur ce créneau haut de gamme, ce sont les marques européennes qui dominent. Mais beaucoup font fabriquer leurs produits en Asie, la Chine en particulier. Selon les chiffres officiels, les jouets en provenance de Chine représentent 55% des importations, qui se montent à 700 MDH. Mais le marché global (y compris la production locale), très atomisé, pèse beaucoup plus. Cependant, aucun opérateur ne veut divulguer son chiffre d’affaires. Il en va de même pour les grandes surfaces qui se situent dans une position intermédiaire entre le bas et le haut de gamme.
De 10 à 1 000 DH, les différentes catégories sociales peuvent y trouver leur compte. Les rayons sont bien achalandés à l’occasion des fêtes de fin d’année et de Achoura durant lesquelles se fait le gros des ventes. Pour Achoura, une grande partie du business se fait grâce aux bons d’achat offerts par certaines entreprises à leurs employés.

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